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Une surveillance et des travaux de dépollution et de mise en sécurité coûteux mais progressivement réalisés

En juin 2011, sur 658 sites et sols pollués répertoriés dans BASOLBase de données du Ministère en charge de l'écologie des sites pollués ou potentiellement pollués qui appellent une action de l'administration comme pollués ou potentiellement pollués :

  • 12% sont traités et libres de toute restriction ; Il s'agit de sites ayant fait l'objet de travaux et dont le niveau de contamination ne justifie pas d'en limiter l'usage ou d'exercer une surveillance.
  • 39% sites sont traités, avec restriction : les évaluations ou travaux réalisés ont constaté une pollution résiduelle compatible avec leur usage actuel, mais nécessitant des précautions particulières avant d'en changer l'usage ou d'effectuer certains travaux.
  • 17% sites sont en cours de travaux : la pollution est avérée et des actions spécifiques sont engagées.
  • 25% sites sont en cours d'évaluation.
  • 7% sites sont mis en sécurité et dans l'attente d'un diagnostic : leur pollution n'est pas avérée, mais divers éléments (nature de l'activité, accidents survenus par le passé...) font penser que tel pourrait être le cas.

Près de deux tiers de ces sites et sols pollués font l'objet d'une surveillance des eaux afin de prévenir et suivre leurs éventuels impacts sur la qualité de la ressource en eau. Des teneurs en substances polluantes anormales dans les eaux souterraines sont constatées pour environ un tiers des sites et 5 sont concernés par un arrêt d'exploitation de captage pour l'eau potable.

Sites pollués ou potentiellement pollués faisant l’objet d’une action publique en juin 2011

Répartition des sites par état

Sites pollues ou potentiellement pollues faisant l’objet d’une action publique en juin  2011

Source : Base de données BASOL (transmise par la DREALDirection(s) régionale(s) de l'environnement de l'aménagement et du logement. RA, juin 2011)

Le réaménagement des friches industrielles en milieu urbain est parfois rendu difficile par la pollution réelle ou présumée de ces sites et par les coûts de dépollution associés, qui peuvent être élevés et sont difficiles à évaluer a priori. La reconquête de ce foncier est toutefois une opportunité pour l'implantation d'activités économiques notamment, sans consommer de terrains vierges. Il s'agit donc d'un levier important de lutte contre l'étalement urbainL'étalement urbain représente le phénomène d'expansion géographique des aires urbaines par l'implantation en périphérie, au détriment de larges zones principalement agricoles, de types d'habitat peu denses (banlieues pavillonnaires, maisons individuelles). Cette dilatation de l'espace urbain se traduit par une diminution de la densité des zones urbanisées du fait d'une extension géographique plus rapide que la croissance démographique. En d'autres termes, l'étalement urbain décrit le fait que les villes croissent en surface et que le territoire s'artificialise à un rythme beaucoup plus important que ne l'imposerait le seul facteur démographique (source Agence européenne de l'environnement). et la consommation des espaces agricoles et naturels.