Accueil>...>Une qualité de la ressource en eau contrastée mais globalement très impactée par les pollutions>Une qualité variable des masses d'eau souterraine, avec un risque de non atteinte du bon état chimique des aquifères les plus stratégiques

Une qualité variable des masses d'eau souterraine, avec un risque de non atteinte du bon état chimique des aquifères les plus stratégiques

Selon l'état des lieux réalisé dans le cadre de la DCE, sur les 72 masses d'eaux souterraines répertoriées en région, 52 présentent un faible risque de non atteinte du bon étatL'évaluation du bon état des masses d'eau de surface résulte du croisement entre bon état chimique (défini sur la base de la concentration de substances chimiques dangereuses ou prioritaires) et bon état écologique, ce dernier résultant du croisement entre l'état physico-chimique et l'état biologique. L'évaluation du bon état des eaux souterraines est conduite à partir du bon état chimique et quantitatif (équilibre entre prélèvements et capacité de renouvellement). en 2015. Pour les autres, l'objectif d'atteinte du bon état a été reporté en 2021 voire 2027 en raison de dégradations qualitatives pour la plupart et d'un mauvais état quantitatif pour quelques nappes.

État des masses d'eau souterraine et échéance pour l'atteinte du bon état selon les SDAGEInstitué par la loi sur l'eau de 1992, le SDAGE est un outil de planification de la politique de l'eau associant tous les acteurs du bassin. Il fixe pour chaque grand bassin hydrographique les objectifs de qualité des ressources en eau et les orientations fondamentales pour atteindre ses objectifs et favoriser une gestion équilibrée de la ressource en eau entre tous les usagers (citoyens, agriculteurs, industriels). Rhône-Alpes est concernée par deux SDAGE, Rhône-Méditerranée (2010-2015) et Loire-Bretagne (2010-2015). révisés Rhône-Méditerranée et Loire-Bretagne

etat des masses deau souterraines

Les aquifères les plus vulnérables sont les nappes alluviales et les nappes situées à faible profondeur, sensibles aux infiltrations et à la qualité des cours d'eau avec lesquels des échanges ont lieu : c'est notamment le cas des nappes des plaines de Valence, de Bièvre-Valloire et du Roubion-Jabron, des couloirs de l'est lyonnais, des vallées de la Loire, de la Bourbre, de la nappe du sud-est de Bourg-en-Bresse et de la basse vallée de l'Ain. Il s'agit également des nappes les plus exposées aux risquesLe risque est la probabilité que survienne un phénomène, d’origine naturelle ou technologique, pouvant constituer une menace pour les personnes, les biens, l’économie, l’environnement, etc. Le niveau de risque est estimé au regard des conséquences qu’aurait le phénomène s’il se produisait : plus les pertes potentielles sont élevées, plus le risque est important, et inversement. Il se mesure en croisant les données relatives à l’aléa, aux enjeux exposés et à leur vulnérabilité. de pollution et les plus sollicitées, notamment pour l'usage d'alimentation en eau potable, avec par conséquent des enjeux forts de reconquête de leur qualité.

Les problématiques majeures touchant les nappes d'eau souterraine sont les suivantes :

Pour protéger de ces pollutions les ressources en eau utilisées pour la distribution d'eau potable les plus vulnérables, 57 captages prioritaires ont été définis en Rhône-Alpes par le SDAGE et le GrenelleDans le cadre du profil environnemental de la région Rhône-Alpes, utilisé pour désigner le '' Grenelle de l'environnement ''. Initié en 2007, le Grenelle de l'environnement a réuni pour la première fois, l'État et les représentants de la société civile afin de définir une feuille de route en faveur de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables. Une première phase de dialogue avec l'ensemble des parties prenantes organisées en 5 collèges (État, élus, représentants des entreprises, organisations syndicales de salariés, associations et fondations de protection de l'environnement) a permis d'aboutir à 268 engagements en faveur de l'environnement. 34 comités opérationnels ont ensuite travaillé pour proposer des actions concrètes pour la mise en oeuvre des engagements. La traduction législative des engagements du Grenelle Environnement s'est faite principalement à travers deux lois : la loi de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement dite loi Grenelle 1 promulguée le 3 août 2009, et la loi portant engagement national pour l'environnement dite loi Grenelle 2 promulguée le 12 juillet 2010. Le Comité national du développement durable et du Grenelle Environnement (CNDDGE), placé auprès du Ministre en charge de l'écologie assure le suivi de la mise en oeuvre des engagements du Grenelle et apporte son concours à la politique du Gouvernement en faveur du développement durable. de l'environnement