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Une préservation des milieux et des espèces renforcée par de nouvelles politiques nationales déclinées à l'échelle régionale

Gypaete - ASTERSLa plupart des espèces patrimoniales sont strictement protégées en droit français et ne peuvent donc pas être détruites intentionnellement, sauf dérogation.
Cependant, par défaut de connaissance ou absence d'inventaires préalables, ces espèces protégées peuvent être mises à mal par certains projets, aménagements ou changements de pratique... Hormis, les espaces protégés (parcs nationaux, réserves naturelles, APPB,...), les zonages environnementaux tels que les ZNIEFFL'inventaire des ZNIEFF est un inventaire national établi à l'initiative et sous le contrôle du Ministère chargé de l'écologie. Il constitue un outil de connaissance du patrimoine naturel de la France. L'inventaire identifie, localise et décrit les territoires d'intérêt patrimonial pour les espèces vivantes et les habitats. L'inventaire des ZNIEFF est un outil de connaissance. Il ne constitue pas une mesure de protection juridique directe. Les ZINEFF de type 1 sont des secteurs de superficie en général limitée, définis par la présence d'espèces, d'associations d'espèces ou de milieux rares, remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel national ou régional. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches ou peu modifiés, ou offrant des potentialités biologiques importantes. Elles se distinguent de la moyenne du territoire régional environnant par un contenu patrimonial plus riche et un degré d'artificialisation plus faible. ou les sites  Natura 2000Le réseau européen Natura 2000 est un réseau de sites écologiques qui vise à la fois la préservation de la diversité biologique et la valorisation du patrimoine naturel des territoires. Le maillage de sites s'étend sur toute l'Europe de façon à rendre cohérente cette initiative de préservation des espèces et des habitats naturels. Deux directives européennes - directive Oiseaux et directive Habitats faune flore  -  établissent la base réglementaire de ce grand réseau écologique européen. Les sites désignés au titre de ces deux directives forment le réseau Natura 2000. La directive Oiseaux, adoptée en 1979, propose la conservation à long terme des espèces d'oiseaux sauvages de l'Union européenne en ciblant 181 espèces et sous-espèces menacées qui nécessitent une attention particulière. Plus de 3 000 sites ont été classés par les États de l'Union en tant que zones de protection spéciales (ZPS). La directive Habitats faune flore, adoptée en 1992, établit un cadre pour les actions communautaires de conservation d'espèces de faune et de flore sauvages ainsi que de leurs habitats. Cette directive répertorie plus de 200 types d'habitats naturels, 200 espèces animales et 500 espèces végétales présentant un intérêt communautaire et nécessitant une protection. Des zones spéciales de conservation (ZSC) sont mises en place pour la protection de ces habitats et espèces. constituent le socle minimum d'alerte sur la présence potentielle de ces espèces et la nécessité de les identifier avant tout projet.
Toutefois, la connaissance des espèces et leur prise en compte dans les différentes politiques ne suffisent pas toujours à garantir leur conservation. Certaines espèces protégées font donc l'objet d'un Plan national d'actions (PNA), comportant des mesures de gestion favorables à l'espèce.

 En Rhône-Alpes, plus de 15 espèces et/ou groupes d'espèces font l'objet d'une déclinaison régionale d'un de ces PNALes plans nationaux d’action (PNA) ont pour rôle de définir et mettre en œuvre des actions d’étude, de conservation et de restauration des espèces considérées comme menacées sur le territoire français. Début 2012, 72 plans étaient initiés en France, 16 déclinés en Rhône-Alpes et 5 coordonnées par l’Etat en région., notamment l'aigle de Bonelli, le vautour percnoptère, le gypaète barbu, l?apron du Rhône, le grand tétras et l'ensemble des espèces de chiroptères.

La Stratégie de création d'aires protégées terrestres métropolitaines (SCAP), issue du GrenelleDans le cadre du profil environnemental de la région Rhône-Alpes, utilisé pour désigner le '' Grenelle de l'environnement ''. Initié en 2007, le Grenelle de l'environnement a réuni pour la première fois, l'État et les représentants de la société civile afin de définir une feuille de route en faveur de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables. Une première phase de dialogue avec l'ensemble des parties prenantes organisées en 5 collèges (État, élus, représentants des entreprises, organisations syndicales de salariés, associations et fondations de protection de l'environnement) a permis d'aboutir à 268 engagements en faveur de l'environnement. 34 comités opérationnels ont ensuite travaillé pour proposer des actions concrètes pour la mise en oeuvre des engagements. La traduction législative des engagements du Grenelle Environnement s'est faite principalement à travers deux lois : la loi de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement dite loi Grenelle 1 promulguée le 3 août 2009, et la loi portant engagement national pour l'environnement dite loi Grenelle 2 promulguée le 12 juillet 2010. Le Comité national du développement durable et du Grenelle Environnement (CNDDGE), placé auprès du Ministre en charge de l'écologie assure le suivi de la mise en oeuvre des engagements du Grenelle et apporte son concours à la politique du Gouvernement en faveur du développement durable. de l'environnement, fixe un objectif national (2%) de confortement du réseau de aires protégées à l'échéance des dix prochaines années afin d'améliorer la protection d'espèces, d'habitats naturels ou d'ensembles géologique particulièrement rares ou menacés.

La déclinaison de cette stratégie, opérée au niveau régional en 2011, traduit la volonté de mettre en oeuvre à court terme 37 nouveaux projets d'aires de protection forte ("projets potentiellement éligibles"). Elle identifie par ailleurs 176 territoires d'intérêt écologique majeur, dont bon nombre justifie un effort supplémentaire de protection à échéance des dix ans, et met l'accent sur la nécessaire amélioration des connaissances mobilisées (répartition et statut des espèces et habitats...).

Le plan national d'actions en faveur du grand tétras
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