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Une préservation de la trame verte et bleue qui s'appuie sur l'action des acteurs locaux rhônalpins

Laurent Mignaux - MEDDTL La préservation effective des réseaux écologiques rhônalpins s'appuie nécessairement sur l'action des acteurs locaux, car :

La directive territoriale d'aménagement de l'agglomération lyonnaise, approuvée en 2007, intégrait déjà des  « trames vertes d'agglomération », des « coeurs verts », des « couronnes vertes d'agglomération », et des « corridors d'eau », format avec les territoires périurbains à dominante rurale le « réseau des espaces naturels et agricoles majeurs ».

Laurent Mignaux - MEDDTL La Région a créé en 2006 le dispositif Contrats de territoires « corridors biologiques » pour accompagner les acteurs locaux dans leurs projets opérationnels de préservation et de restauration des continuités écologiques à l'échelle intercommunale.

En 2001, le Département de l'Isère a réalisé une étude sur le Réseau écologique du département de l'Isère (REDI), qui a mis en évidence en particulier 10 sites prioritaires pour la restauration des connexions biologiques dans la vallée du Grésivaudan. A la suite de diagnostics approfondis sur ces sites, un programme d'actions y est mis en oeuvre, s'appuyant notamment sur la contractualisation avec de nombreux acteurs locaux. A travers cette démarche, l'Isère participe en tant que site pilote au projet transalpin Econnect.

Dans le cadre des travaux du Grenelle de l'environnement en 2009, la région a été identifiée parmi les plus avancées pour l'intégration de la trame verte et bleue dans les SCOTDocument d'urbanisme qui détermine, à l'échelle de plusieurs communes ou groupements de communes, un projet de territoire qui vise à mettre en cohérence l'ensemble des politiques sectorielles notamment en matière d'urbanisme, d'habitat, de déplacements et d'équipements commerciaux, dans un environnement préservé et valorisé. Il a été instauré par la loi SRU (Solidarité renouvellement urbain) du 13 décembre 2000. La loi Grenelle 2 renforce les objectifs des SCOT : il doit ainsi contribuer à réduire la consommation d'espace (lutter contre la périurbanisation), à préserver les espaces affectés aux activités agricoles ou forestières, à équilibrer la répartition territoriale des commerces et services, à améliorer les performances énergétiques, à diminuer les obligations de déplacement, réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer la préservation de la biodiversité et des écosystèmes, notamment via la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques..

Ces initiatives récentes et localisées n'ont toutefois pas suffit à inverser au cours des dernières années les tendances régionales à l'érosion de la biodiversité d'une part, et à un mode d'occupation des sols source de consommation et de fragmentation des espaces agricoles et naturels d'autre part.

Les contrats de territoire « corridors biologiques »
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