Accueil>...>Une qualité de l'air dégradée qui ne répond pas aux exigences réglementaires>Une pollution à l'ozone touchant l'ensemble de la région

Une pollution à l'ozone touchant l'ensemble de la région

L'ozoneA très haute altitude, dans la haute atmosphère, l'ozone protège les organismes vivants en absorbant une partie des rayons ultra-violets. Mais à basse altitude, c'est un polluant qui irrite les yeux et l'appareil respiratoire, et qui a des effets sur la végétation. Ce polluant pose problème essentiellement en été. En effet, il n'est pas directement émis dans l'atmosphère mais se forme par réaction chimique à partir d'autres polluants (notamment les oxydes d'azote, les composés organiques volatils...) sous l'action du rayonnement solaire. est un polluant secondaire : il n'est pas rejeté directement dans l'atmosphère mais résulte de l'interaction chimique de polluants primaires (oxydes d'azote, composés organiques volatils) sous l'action du rayonnement solaire. Il présente la particularité de toucher plutôt les zones rurales et d'altitude. En outre, le cycle saisonnier de l'ozone se caractérise par des niveaux en général plus élevés au printemps et en été. C'est un gaz très irritant (yeux, gorge, bronches) qui pénètre dans les poumons et est responsable d'inflammations de l'appareil respiratoire et d'altérations pulmonaires, particulièrement chez les enfants et les asthmatiques. Il peut provoquer toux, inconfort thoracique, essoufflement, irritations nasale et oculaire. Il augmente aussi la sensibilisation aux pollens.

La région Rhône-Alpes est l'une des régions françaises les plus touchées par les problèmes d'ozone. Les valeurs cibles sont dépassées en de nombreux points de la région, 29% du territoire est exposé à des valeurs supérieures au seuil de la protection de la végétation et 22% de la population est exposée à la valeur considérée pour la protection de la santé (en 2009).

Le bilan des épisodes de pollution à l'ozone varie fortement d'une année à l'autre, selon les conditions météorologiques : en 2003, année de la canicule, on a compté 36 jours de dépassements du seuil d'information et de recommandation (98% des rhônalpins ont été concernés par au moins un dépassement) alors que depuis, leur nombre a toujours été nettement inférieur, en lien avec des conditions météorologiques moins propices à la formation de l'ozone.

Carte du nombre de jours de dépassement pour l'ozone de la valeur cible pour la protection de la santé en 2010

carte ozone

(carte Air Rhône-Alpes)

Focus