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Une nature plus ''ordinaire'' notamment en milieu agricole au rôle écologique important mais également soumise à des pressions

DREAL /comLe bon fonctionnement des écosystèmes et la sauvegarde des espèces reposent non seulement sur la préservation des espaces remarquables, mais aussi de manière décisive sur les milieux naturels ordinaires. Ceux-ci servent d'habitat pour la faune sauvage et assurent le rôle de corridors écologiquesPassages de circulation reliant plusieurs espaces naturels entre eux et nécessaires à la faune (exemple : un amphibien vit en zone sèche mais doit rejoindre une mare pour se reproduire). La fragmentation de ces corridors, par une route par exemple, empêche la libre circulation de la faune et donc son bon développement. Les corridors écologiques assurent des connexions entre des réservoirs de biodiversité, offrant aux espèces des conditions favorables à leurs déplacements et à l'accomplissement de leur cycle de vie. vers les milieux naturels remarquables. Or ces fonctions essentielles des milieux ordinaires peuvent être altérées par les évolutions de l'occupation des sols et des pratiques agricoles, d'autant plus que ces milieux sont souvent en forte interaction avec les activités humaines (prairies, haies, lisières, rives des cours d'eau, mares mais aussi milieux agricoles extensifs, jardins, sentiers, parcs urbains, délaissés,...) et font rarement l'objet de mesures de protection spécifiques.

L'agriculture participe également au maintien de la biodiversitéDiversité biologique ou nombre et variété des espèces végétales et animales. On distingue la richesse spécifique (les différentes espèces), la diversité génétique - variété génétique au sein d'une même espèce - et la diversité écosystémique c'est-à-dire la variété des écosystèmes qu'on trouve sur Terre (forêts, prairies, lacs,...). domestique, constituée par l'ensemble des espèces et sous-espèces végétales et animales cultivées ou élevées par l'homme (maïs, pommes de terre, volailles...). Les transformations de l'agriculture (augmentation des surfaces, développement de la monoculture...) et des pratiques de consommation alimentaire au cours du vingtième siècle ont encouragé une érosion de cette biodiversité domestique, par la spécialisation et l'industrialisation de la sélection variétale. Le maintien ou le retour vers des variétés ou des espèces traditionnelles et locales opéré par certains exploitants régionaux participe ainsi à la conservation de la biodiversité.

Au même titre que les espèces rares ou menacées, les effectifs et la diversité des espèces communes donnent des indications sur l'état de la biodiversité régionale. L'évolution des nombreuses espèces concernées reste difficile à mesurer, en raison d'un manque de connaissances (biodiversité des sols, biodiversité des prairies agricoles) et d'outils de mesures synthétiques. La biodiversité des milieux ouverts et agricoles pâtit en tous cas en Rhône-Alpes de l'étalement urbainL'étalement urbain représente le phénomène d'expansion géographique des aires urbaines par l'implantation en périphérie, au détriment de larges zones principalement agricoles, de types d'habitat peu denses (banlieues pavillonnaires, maisons individuelles). Cette dilatation de l'espace urbain se traduit par une diminution de la densité des zones urbanisées du fait d'une extension géographique plus rapide que la croissance démographique. En d'autres termes, l'étalement urbain décrit le fait que les villes croissent en surface et que le territoire s'artificialise à un rythme beaucoup plus important que ne l'imposerait le seul facteur démographique (source Agence européenne de l'environnement). et de la progression de la forêt en montagne qui s'effectuent au détriment des alpages.

Biodiversité des sols