Accueil>...>Une grande richesse et une variété exceptionnelle des milieux naturels et des espèces>Une connaissance avancée qui continue à s'approfondir et dont le partage et la diffusion progressent

Une connaissance avancée qui continue à s'approfondir et dont le partage et la diffusion progressent

La valeur biologique du patrimoine naturel rhônalpin est connue à travers différents inventaires nationaux (Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique [ZNIEFF], Zones importantes pour la conservation des oiseaux [ZICO]), qui recouvrent 49% de la surface régionale en 2010, ce qui correspond au taux de couverture le plus élevé parmi les régions de France métropolitaine.

Espaces remarquables faisant l'objet d'inventaires

espaces remarquables

La connaissance des milieux et des espèces bénéficie en Rhône-Alpes d’un dynamisme ancien des acteurs scientifiques et associatifs naturalistes. L’actualisation de l’inventaire des ZNIEFFL'inventaire des ZNIEFF est un inventaire national établi à l'initiative et sous le contrôle du Ministère chargé de l'écologie. Il constitue un outil de connaissance du patrimoine naturel de la France. L'inventaire identifie, localise et décrit les territoires d'intérêt patrimonial pour les espèces vivantes et les habitats. L'inventaire des ZNIEFF est un outil de connaissance. Il ne constitue pas une mesure de protection juridique directe. Les ZINEFF de type 1 sont des secteurs de superficie en général limitée, définis par la présence d'espèces, d'associations d'espèces ou de milieux rares, remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel national ou régional. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches ou peu modifiés, ou offrant des potentialités biologiques importantes. Elles se distinguent de la moyenne du territoire régional environnant par un contenu patrimonial plus riche et un degré d'artificialisation plus faible. validée en 2007, la réalisation d’inventaires départementaux des zones humidesAu sens du code de l'environnement, terrains exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau, de façon permanente ou temporaire - la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hydrophiles pendant au moins une partie de l'année. et la mise en place de dispositifs spécifiques dans le cadre des périmètres de parcs naturels nationaux ou de zones Natura 2000Le réseau européen Natura 2000 est un réseau de sites écologiques qui vise à la fois la préservation de la diversité biologique et la valorisation du patrimoine naturel des territoires. Le maillage de sites s'étend sur toute l'Europe de façon à rendre cohérente cette initiative de préservation des espèces et des habitats naturels. Deux directives européennes - directive Oiseaux et directive Habitats faune flore  -  établissent la base réglementaire de ce grand réseau écologique européen. Les sites désignés au titre de ces deux directives forment le réseau Natura 2000. La directive Oiseaux, adoptée en 1979, propose la conservation à long terme des espèces d'oiseaux sauvages de l'Union européenne en ciblant 181 espèces et sous-espèces menacées qui nécessitent une attention particulière. Plus de 3 000 sites ont été classés par les États de l'Union en tant que zones de protection spéciales (ZPS). La directive Habitats faune flore, adoptée en 1992, établit un cadre pour les actions communautaires de conservation d'espèces de faune et de flore sauvages ainsi que de leurs habitats. Cette directive répertorie plus de 200 types d'habitats naturels, 200 espèces animales et 500 espèces végétales présentant un intérêt communautaire et nécessitant une protection. Des zones spéciales de conservation (ZSC) sont mises en place pour la protection de ces habitats et espèces. ont permis d’affiner encore cette connaissance. Elle reste toutefois partielle sur certains groupes taxonomiques (invertébrés, petits mammifères) ou dans des secteurs géographiques peu prospectés (nord Ardèche, Bresse...).

3 zones humides régionales (Impluvium d’Evian, Lac Léman et Lac du Bourget-Marais de Chautagne) sont reconnues d’importance majeure au niveau international dans le cadre de la convention de ramsarTraité intergouvernemental sur les zones humides adopté le 2 février 1971 à Ramsar en Iran. En ratifiant la convention, les États s'engagent notamment à mener une politique d'utilisation durable de ces zones humides et à inscrire au moins un site sur la liste des zones humides d'importance internationale. La France est devenue partie contractante en 1986. En 2009, on dénombre 36 sites Ramsar en France pour une superficie de plus de 3 millions d'hectares et plus de 3 000 en Rhône-Alpes.. Tous les départements de la région ont réalisé ou sont en train de compléter leurs inventaires départementaux des zones humides, qui constituent des documents de référence pour le suivi de l’état des zones humides et pour leur prise en compte dans les démarches des acteurs locaux liées à la gestion de l’eau et à l’aménagement du territoire.

Ce travail d’inventaire est prolongé sur le bassin Rhône-Méditerranée par la constitution d’un observatoire baptisé RhoMéo pour le suivi de l’état des zones humides selon un protocole commun, actuellement testé sur une trentaine de sites en partenariat avec leurs gestionnaires.
Un inventaire géologique en cours de finalisation en 2012 a identifié 336 sites aux géotopes remarquables. Cette connaissance, comme celle des autres inventaires, est un élément structurant de la patrimonialité des territoires.


L’organisation, le partage et la diffusion de cette connaissance ont fait l’objet d’importants efforts des acteurs régionaux. 3 pôles d’échanges et  d’information (Flore - Habitats, Faune, Gestion des milieux naturels) sont en cours de création. Ils devraient aboutir à la mise en place d’un Observatoire régional de la biodiversité, assurant la coordination de la collecte des données naturalistes, leur diffusion, et la mise en évidence de priorités pour une complémentarité des actions de gestion des espaces naturels. Cette initiative portée par la Région et la DREALDirection(s) régionale(s) de l'environnement de l'aménagement et du logement. s’inscrit dans le cadre de la démarche nationale de constitution du Système d’Information sur la Nature et les Paysages (SINP).


S’agissant de la connaissance des trames vertes et bleues régionales, la Région a lancé en 2007 une cartographie des réseaux écologiques de Rhône-Alpes, actualisée en 2012, qui servira de base à l’élaboration du SRCELa loi Grenelle 2 dispose que dans chaque région un schéma régional de cohérence écologique (SRCE) doit être élaboré d'ici à fin 2012. Il décline les orientations nationales pour la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques. Il vise à préserver, gérer et remettre en bon état les milieux naturels nécessaires aux continuités écologiques.. Cette cartographie doit servir de support à la lutte contre la fragmentation et l’isolement des espaces naturels. A une échelle plus fine, le Département de l’Isère s’est lancé dès 2001 dans l’élaboration du Réseau écologique départemental de l’Isère (REDI).

Le réseau écologique départemental de l'Isère (REDI)
focus 

Le réseau écologique départemental de l’Isère (REDI)