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Une attractivité touristique au coeur de nombreux enjeux environnementaux

L’attractivité touristique rhônalpine se traduit par une population présente à certaines périodes de l’année bien supérieure à la population permanente, en particulier dans les départements de la Savoie, de l’Ardèche et de la Haute-Savoie.

population max presente et jour ou elle est atteinte

Cette augmentation ponctuelle de la population se traduit par une augmentation des consommations locales de ressources naturelles (eau, énergie en particulier), des quantités de déchets et d’eaux usées à collecter et traiter, et des polluants émis notamment par le chauffage en hiver. L’attractivité touristique des territoires doit donc être prise en compte pour le dimensionnement des équipements locaux et régionaux dans le champ de l’environnement, et pour la gestion des ressources et de leur qualité (régulation des usages de l’eau, des pics de consommation d’énergie et de pollution atmosphérique, dimensionnement des stations d’épuration des eaux usées).

Les déplacements touristiques génèrent un trafic important, car les touristes français à destination de Rhône-Alpes, y compris les rhônalpins eux-mêmes, utilisent massivement la voiture (voiture, deux roues et camping-cars représentent 90% des nuitées, contre 82% en moyenne en France en 2009, d’après Rhône-Alpes Tourisme).

Daniel Coutelier - MEDDTL Outre les difficultés de circulation engendrées, ce trafic routier contribue à la dégradation de la qualité de l’air et aux émissions de gaz à effet de serre contribuant au changement climatique. L'efficacité du réseau routier et autoroutier régional, dimensionné pour tenter de répondre aux pics touristiques  encourage par ailleurs l’usage de la voiture par les résidents tout au long de l’année. , D’autres causes sont  responsables de dépassement de seuils réglementaires de  qualité de l’air (industrie, chauffage, etc.). L’augmentation de la pollution atmosphérique liée à la mobilité touristique est une problématique particulièrement forte dans les territoires de Savoie et Haute-Savoie qui supportent les plus grandes stations de sports d’hiver, mais aussi en vallée du Rhône lors des pointes de trafic d'été. Pour limiter le phénomène les stations mettent en place des systèmes de navettes gratuites avec les gares en période touristique.

La fréquentation touristique des sites naturels, leur aménagement à des fins récréatives et la construction d’équipements et de logements touristiques peuvent en outre être dommageables à la biodiversitéDiversité biologique ou nombre et variété des espèces végétales et animales. On distingue la richesse spécifique (les différentes espèces), la diversité génétique - variété génétique au sein d'une même espèce - et la diversité écosystémique c'est-à-dire la variété des écosystèmes qu'on trouve sur Terre (forêts, prairies, lacs,...). ou aux paysages (par exemple les impacts d’unetrès forte fréquentation sont constatés pour certains sites classés comme la cascade de Sixt-Fer-à-Cheval, ou le Mont-Blanc - déchets et camping sauvage -). Le développement touristique participe également à l’artificialisation des solsOn entend par surface artificialisée toute surface retirée de son état naturel (friche, prairie naturelle, zone humide etc.), forestier ou agricole, qu'elle soit bâtie ou non et qu'elle soit revêtue (exemple : parking) ou non (exemple : jardin de maison pavillonnaire). Les surfaces artificialisées incluent donc également les espaces artificialisés non bâtis (espaces verts urbains, équipements sportifs et de loisirs etc.) et peuvent se situer hors des aires urbaines, à la périphérie de villes de moindre importance voire de villages, à proximité des dessertes du réseau d'infrastructures, ou encore en pleine campagne (source : Ministère en charge de l'écologie). directement et à travers le report des résidents vers des secteurs périurbains ou ruraux où les marchés fonciers et immobiliers sont moins tendus.

Enfin, les activités touristiques régionales devront s’adapter aux conséquences des changements climatiques : l’augmentation des températures et des épisodes caniculaires dans la Vallée du Rhône et les plaines (qui pourrait être favorable à la fréquentation touristique estivale de la montagne) ; la réduction de l’enneigement en montagne (source : SRCAE).