Une activité sismique bien réelle

Même s'ils sont rares, des événements sismiques se produisent en Rhône-Alpes : 7 séismes d'intensité supérieur à 5 (sur une échelle allant jusqu'à 12) ont été enregistrés dans les 3 départements alpins depuis 1990, notamment celui d'Epagny-Annecy (1996) avec des dégâts significatifs.

A l'échelle de la France métropolitaine, l'enjeu est important dans les Alpes. D'autant plus qu'il a été démontré que la configuration des vallées alpines (présence d'alluvionsDépôts sédimentaires laissés par un cours d'eau (galets, sable, limons, argile...). postglaciaires très épaisses et très forte rigidité des massifs encaissants) provoquent des amplifications considérables du mouvement du sol. Le bassin de Grenoble a fait l'objet de nombreux travaux de recherche en ce sens.

Si l'on sait identifier les principales zones où les séismes sont susceptibles de se produire, la prévision n'est pas opérationnelle aujourd'hui. Il existe en revanche des réseaux de surveillance qui enregistrent en continu et localisent les séismes, notamment le réseau sismologique des Alpes (SISMALP).

Depuis le 22 octobre 2010, la France dispose d'un nouveau zonage sismique divisant le territoire national en cinq zones de sismicité croissante en fonction de la probabilité d'occurrence des séismes : l'ensemble de la région est concernée, avec un niveau moyen (le plus élevé en France métropolitaine) pour une part importante des départements de Haute-Savoie, Savoie et Isère.

Zonage sismique

Zonage sismique