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Un transport de marchandises qui reste dominé par la route malgré le développement du trafic fluvial et le soutien apporté au développement du trafic ferroviaire

La région Rhône-Alpes se caractérise par l’importance des flux d’échanges de marchandises (271 millions de tonnes en 2008 d’après la base de données SITRAMSystème d'information sur les transports de marchandises. La base SitraM du Ministère en charge de l'écologie fournit des données de flux de marchandises annuelles selon le mode de transport, la nature des marchandises, l'origine et la destination., dont 63% interne à Rhône-Alpes mais également des flux de transit traversant la région (69 millions de tonnes en 2008 d’après SITRAM). Le transport de marchandises a augmenté plus rapidement que dans les autres régions françaises au cours des dernières années, en particulier pour le flux internes à la région (+3,5% par an en tonnes-km pour les échanges internes à la région et +1,3% par an tous flux confondus contre respectivement +1,9% et +1,1% par an en moyenne dans les régions françaises entre 2000 et 2008, d’après SITRAM).

structure des flux de marchandises interurbains en rhone alpes en  2008

 

Le transport routier est de loin le mode le plus utilisé pour le transport de marchandises à l’échelle régionale comme nationale. Sa part modale dans le transport de marchandises en tonnes-km est supérieure en Rhône-Alpes à la moyenne nationale, et est en augmentation entre 2000 et 2008, à l’exception notable des transports internes à la région.

Les transports fluvial et ferroviaire offrent l’opportunité de désengorger les axes de transport routier, en particulier de la vallée du Rhône et des passages transalpins, avec des consommations d’énergie, des émissions polluantes et de gaz à effet de serre moindres, et une sûreté accrue. La loi GrenelleDans le cadre du profil environnemental de la région Rhône-Alpes, utilisé pour désigner le '' Grenelle de l'environnement ''. Initié en 2007, le Grenelle de l'environnement a réuni pour la première fois, l'État et les représentants de la société civile afin de définir une feuille de route en faveur de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables. Une première phase de dialogue avec l'ensemble des parties prenantes organisées en 5 collèges (État, élus, représentants des entreprises, organisations syndicales de salariés, associations et fondations de protection de l'environnement) a permis d'aboutir à 268 engagements en faveur de l'environnement. 34 comités opérationnels ont ensuite travaillé pour proposer des actions concrètes pour la mise en oeuvre des engagements. La traduction législative des engagements du Grenelle Environnement s'est faite principalement à travers deux lois : la loi de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement dite loi Grenelle 1 promulguée le 3 août 2009, et la loi portant engagement national pour l'environnement dite loi Grenelle 2 promulguée le 12 juillet 2010. Le Comité national du développement durable et du Grenelle Environnement (CNDDGE), placé auprès du Ministre en charge de l'écologie assure le suivi de la mise en oeuvre des engagements du Grenelle et apporte son concours à la politique du Gouvernement en faveur du développement durable. 1 fixe un objectif national d’augmentation de 25% du fret non routier et non aérien entre 2006 et 2012 et de faire passer cette part modale de 14% en 2006 à 25% en 2022.

La région est également traversée par des axes importants de transport ferroviaire nord-sud en passant par Lyon et est-ouest à travers les Alpes. Ces deux axes accueillent en plus du transport classique de marchandises par le train, des autoroutes ferroviaires permettant le transport de camions, dont le trafic connaît une croissance importante (23 500 poids lourds transportés en 2008 sur l’autoroute ferroviaire alpine, créée en 2003, et 4 trains par jour sur la liaison Perpignan-Bettembourg). Toutefois, d’après le Schéma régional des services de transports, le rail ne représentait en 2006 que 1% des flux de transports de marchandises interne à Rhône-Alpes, et 8,5% des flux interrégionaux (entrants et sortants).

  • Le développement du transport ferroviaire au cours des prochaines années sera encouragé par :
  • la réalisation du Contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise (CFAL), qui doit permettre de désengorger les gares de Lyon du trafic de transit des trains de fret et faciliter le trafic nord-sud,
  • la réalisation de la liaison ferroviaire Lyon-Turin, qui participera aux dessertes de voyageurs aux échelles régionale, nationale, européenne et dont les objectifs pour le fret sont à terme d’acheminer 40 millions de tonnes de marchandises par an à travers les Alpes,
  • la branche sud de la LGVLigne de train à grande vitesse Rhin-Rhône, qui doit relier l’agglomération lyonnaise à Dôle, et améliorer les échanges avec la Franche-Comté, l’Alsace, l’Allemagne et la Suisse alémanique.

Ces trois nouvelles lignes seront interconnectées pour favoriser le maillage du réseau. Le schéma régional des services de transports vise par ailleurs le développement de l’intermodalité fleuve-rail pour le transport de marchandise.

Le transport aérien de marchandises occupe une part modeste du trafic de marchandises régional, principalement à l’international, avec 33 000 tonnes de marchandises échangées en 2008 (d’après la direction générale de l’aviation civile), quasi-exclusivement à partir de l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry. La même année, 55 000 tonnes de marchandises ont été échangées à partir de l’aéroport de Genève (données Aéroport de Genève).

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