Un risque touchant particulièrement la partie sud de la région

Sébastien Gominet ? IRMA

Si la forêt est très présente en Rhône-Alpes, couvrant 40% du territoire, c'est surtout la partie sud qui est concernée par le risque d'incendie. Certaines formations végétales, comme les landes, le maquis et la garrigue sont plus sujettes que d'autres au feu. Cette prédisposition s'explique par leur différence de composition (principalement la teneur en eau), mais aussi par les conditions climatiques auxquelles elles sont soumises. L'été est bien sûr la période de l'année la plus propice aux feux de forêt. Les effets conjugués de la sécheresse et d'une faible teneur en eau des sols favorisent les incendies. Ce sont les départements de la Drôme et l'Ardèche qui sont les plus concernés, mais le risque est aussi identifié pour de nombreuses communes de l'Isère et dans une moindre mesure de la Loire (Pilat, Forez).

La majorité des incendies dont la cause est connue a pour origine les imprudences et accidents, et non pas la malveillance. Si les incendies de forêt sont beaucoup moins meurtriers que la plupart des catastrophes naturelles, les sapeurs-pompiers, en protégeant les forêts et les populations, payent parfois un lourd tribut. Les moyens matériels et humains mis en oeuvre pour lutter contre les incendies entraînent de lourdes dépenses. Les conséquences environnementales et économiques qui en découlent ne sont pas négligeables.

D'après la base de données Prométhée, qui porte sur 15 départements de la région méditerranéenne et plus particulièrement 2 départements rhônalpin (Ardèche et Drôme), la moyenne annuelle des surfaces parcourues par des incendies est d'environ 1300 hectares pour l'ensemble des deux départements de la Drôme et l'Ardèche entre 1973 et 2010, et elle enregistre une baisse très significative (moins 400 hectares de 2006 à 2010).

Il faut toutefois envisager que le risque pourrait s'étendre et s'aggraver en lien avec les conséquences du changement climatique.