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Un risque à prévenir par des politiques adaptées d'aménagement et de gestion de l'espace rural et forestier

Laurent Mignaux - MEDDTLLa prévision et la surveillance sont essentielles pour prévenir les risquesLe risque est la probabilité que survienne un phénomène, d’origine naturelle ou technologique, pouvant constituer une menace pour les personnes, les biens, l’économie, l’environnement, etc. Le niveau de risque est estimé au regard des conséquences qu’aurait le phénomène s’il se produisait : plus les pertes potentielles sont élevées, plus le risque est important, et inversement. Il se mesure en croisant les données relatives à l’aléa, aux enjeux exposés et à leur vulnérabilité. d'incendie et en limiter l'étendue. Elle consiste en une observation quotidienne de l'ensemble des paramètres pouvant concourir à la formation des incendies (conditions hydro-météorologiques et état de la végétation) et une surveillance constante de tous les massifs sensibles pour détecter au plus tôt tout départ de feu. La surveillance est réalisée au moyen de guets terrestres (tours de guet), complétés par des patrouilles mobiles, voire des patrouilles aériennes lorsque les massifs forestiers à surveiller s'étendent sur de vastes périmètres.

A l'échelle départementale, les plans départementaux de protection des forêts contre les incendies (PDFCI) de la Drôme et de l'Ardèche adoptés en 2007, définissent, pour la période 2006-2012, les actions à mettre en oeuvre dans l'objectif de réduire le nombre de départ de feux, de limiter leur extension et limiter la vulnérabilitéDans le domaine des risques, la vulnérabilité exprime le niveau d'effet prévisible d'un phénomène naturel ou technologique (aléa) sur des enjeux. des biens matériels (prise en compte dans les documents d'urbanisme et débroussaillement). L'aménagement et l'entretien de l'espace ruralEspace qui n'appartient ni à l'espace urbain ni à l'espace périurbain. et forestier sont indispensables : il s'agit notamment de créer des coupures cloisonnant les massifs et réduisant le risque de propagation du feu. La réduction de la biomasseEnsemble de matières organiques, végétales (forêts, milieux aquatiques, etc.) ou animales (effluents d'élevage, etc.) combustible par le pastoralisme ou l'agriculture constitue également des mesures de prévention du risque de propagation du feu. Cela rejoint des enjeux de préservation de la biodiversitéDiversité biologique ou nombre et variété des espèces végétales et animales. On distingue la richesse spécifique (les différentes espèces), la diversité génétique - variété génétique au sein d'une même espèce - et la diversité écosystémique c'est-à-dire la variété des écosystèmes qu'on trouve sur Terre (forêts, prairies, lacs,...). en évitant la « fermeture » par la progression de la forêt de milieux ouverts très riches. Si les mesures de prévention incombent pour l'essentiel aux collectivités publiques dans le cadre de leurs compétences, elles concernent aussi les particuliers, avec notamment l'obligation de débroussaillement aux abords des habitations.

La gestion des interfaces habitat-forêt est particulièrement importante. Ces zones sont en effet les plus propices aux départs de feu, mais également les plus « à risque », en raison de la présence d'enjeux, personnes et biens susceptibles d'être endommagés. La priorité étant donnée à la prise en compte de la problématique dans les documents d'urbanisme et à la politique de débroussaillement, il n'existe que peu de plans de prévention (PPR), mais il n'est pas exclu que de nouveaux PPRLe plan de prévention des risques naturels est un document réalisé par l'État qui réglemente l'utilisation des sols en fonction des risques naturels auxquels ils sont soumis. Cette réglementation va de l'interdiction de construire à la possibilité de construire sous certaines conditions. Le PPR constitue une servitude d'utilité publique. Il est annexé aux documents d'urbanisme existants (POS ou PLU) et il est opposable aux particuliers comme aux collectivités. puissent être prescrits en fonction des enjeux.