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Un ralentissement de la croissance des émissions qui concerne tous les secteurs, et en particulier l'industrie

Tous les secteurs émettent moins de gaz à effet de serre qu'en 2000, à l'exception du transport routier. Si les causes sont avant tout conjoncturelles - pic de froid en 2005 influant sur les besoins de chauffage dans le secteur résidentiel/tertiaire ; crise économique - la tendance doit être prolongée voire accentuée.

Les émissions du transport routier diminuent légèrement à partir de 2005, sous l'effet de la réglementation et du renouvellement du parc de véhicules, en dépit de l'augmentation constante des distances parcourues et des consommations d'énergie associées. Cependant, une réduction significative des émissions liées au transport nécessite la réduction des distances parcourues par la route, correspondant à une organisation spatiale limitant les déplacements domicile-travail et à l'augmentation de l'usage des modes de transports peu émissifs (rail, fluvial, transports collectifs urbains, vélo, marche) autant pour les déplacements de personnes que pour le transport de marchandises.

Emissions énergétiques de gaz à effet de serre par secteurs entre 2000 et 2007 (Millions de tonnes équivalent CO2)

Emissions de gaz à effet de serre des installations soumises aux quotas du  SCEQE

Source : Données OREGESObservatoire de l'énergie et des gaz à effet de serre 2010

La baisse des émissions dans les secteurs résidentiels et tertiaires - après une forte augmentation entre 2002 et 2005 - s'explique par les variations climatiques mais surtout par le recul, sur une longue période, de l'usage du fioul (très fortement émetteur de gaz à effet de serre) au profit du gaz pour le chauffage domestique. La poursuite de cette dynamique de réduction nécessite d'une part, des comportements de consommation plus économes de l'énergie dans les bâtiments (chauffage et production d'eau chaude, éclairage, cuisson, équipement électrique et électronique) et d'autre part, l'amélioration de leur efficacité énergétique par leur rénovation thermique et l'usage de technologies et d'énergies moins émettrices de gaz à effet de serre, en particulier les énergies renouvelables.

La baisse des émissions énergétiques de gaz à effet de serre la plus importante concerne l'industrie. Cette baisse a été encouragée depuis 2005 par la mise en place du Système européen d'échange de quotas d'émissions de gaz à effet de serre (SCEQE), qui vise à réduire progressivement les émissions des installations industrielles les plus émettrices, avec un objectif de -21% d'ici 2020 par rapport à 2005. En Rhône-Alpes, environ 125 entreprises sont concernées.

Emissions de gaz à effet de serre des installations soumises aux quotas du SCEQE entre 1990 et 2007 en Rhône-Alpes

Emissions de gaz à effet de serre des installations soumises aux quotas du  SCEQE

Source : Ministère en charge de l'écologie, SOeS-CGDD, 2011

Depuis l'attribution des premiers quotas en 2005, les émissions des installations rhônalpines concernées ont toujours été très inférieures aux quotas attribués, même après leur baisse en 2008. Depuis 2007, la réduction des émissions est même inférieure à ce qu'elle devrait être pour atteindre l'objectif de -21% en 2020. Toutefois cette baisse correspond entre 2007 et 2008 à la réduction du nombre d'installations concernées dans la région, certainement liée à la crise économique.

La mobilisation des petites et moyennes entreprises industrielles et artisanales, non concernées par ce système de quotas mais dont les émissions cumulées de gaz à effet de serre sont significatives, est indispensable pour réduire les émissions régionales.