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Un potentiel élevé et une forte croissance des filières solaires mais un développement du photovoltaïque à concilier avec la préservation des milieux et les conflits d'usage des sols

DREAL /com
La région Rhône-Alpes est la première région française pour la surface de capteurs solaires thermiques (soit 18% de la surface nationale) et la quatrième pour la puissance photovoltaïque raccordée au réseau d'électricité (soit 10% de la puissance nationale).

La région bénéficie en effet d'un ensoleillement parmi les plus favorables au niveau national.

Ensoleillement annuel sur un plan horizontal exprimé en kWh/m².an

Ensoleillement annuel sur un plan horizontal

Source : Helioclim 1, PVGIS, Axenne in Travaux préparatoires au Schéma climat air énergie Rhône-Alpes - Les enjeux de la filière solaire - Réalisation Axenne

Le développement des deux filières énergétiques solaires en Rhône-Alpes a été un des plus forts parmi les régions françaises au cours des dernières années, après la Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Surfaces annuelles nouvellement installées, (m², part des installations nationales, rang parmi les 22 régions métropolitaines)

Solaire photovoltaïque

Solaire thermique

Solaire photovoltaique

Solaire thermique

Source : Ministère en charge de l’environnement - CGDD/SOeS, 2011

Le potentiel de développement de ces énergies reste très important : une contribution régionale de 10% à l'objectif national défini par la programmation pluriannuelle des investissements aboutirait à multiplier par près de 15 la production d'énergie solaire thermique régionale et par près de 40 la puissance photovoltaïque installée entre 2009 et 2020. Ce développement est cependant conditionné par un contexte évolutif, par l'apparition régulière de technologies plus performantes (en particulier pour le photovoltaïque), et par la poursuite de la baisse des coûts d'installation.

En 2010, 6 centrales photovoltaïques au sol sont en exploitation pour une puissance de 23 MWMégawatt, unité de puissance. 1MW = 1000 kW (kilowatt). Elles occupent 69,6 hectares (41,4 ha dans la Drôme, 11,2 ha dans l'Isère et 7 ha en Ardèche). Ces centrales photovoltaïques au sol, peuvent avoir des impacts négatifs sur la biodiversitéDiversité biologique ou nombre et variété des espèces végétales et animales. On distingue la richesse spécifique (les différentes espèces), la diversité génétique - variété génétique au sein d'une même espèce - et la diversité écosystémique c'est-à-dire la variété des écosystèmes qu'on trouve sur Terre (forêts, prairies, lacs,...)., et à travers la consommation d'espace, peuvent entrer en concurrence avec d'autres usages du sol (préservation des milieux naturels, maintien des terres agricoles). Il s'agit donc d'assurer un développement maîtrisé de ces installations en limitant l'atteinte à l'environnement et aux espaces agricoles, et en privilégiant leur implantation sur des espaces dépréciés (friches industrielles, anciennes décharges et carrières...). Depuis 2009, les projets d'installations photovoltaïques de plus de 250 kWcKilowatt-crête. La puissance crête d'un système photovoltaïque correspond à la puissance électrique délivrée par ce même système dans des conditions standards d'ensoleillement (1 000 W/m²), de température (25°C) et de standardisation du spectre de la lumière (AM 1,5). sont soumis à une étude d'impact environnementale.