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Un potentiel d'amélioration et de développement des réseaux de chaleur, du biogaz et de la cogénération

La région compte 38 grands réseaux de chaleur (production supérieure à 1ktep en 2009, d'après Rhônalpénergie-Environnement) livrant annuellement 2,5 GWhGigawatt-heure, unité de mesure de la production ou de la consommation d'énergie. 1GWh = 1 000 000 kWh (kilowatt-heure).. Près des deux tiers de ce parc disposent d'une installation de cogénérationTechnique qui permet de produire à la fois de la chaleur et de l'électricité. Les centrales de cogénération électricité-chaleur peuvent atteindre un rendement énergétique de l'ordre de 90 %. fournissant 350 GWh d'électricité. En 2009, 38% de la chaleur est produite à partir de sources d'énergies renouvelables fatales (ordures ménagères) et thermiques (bois-énergie).

Mix énergétique des réseaux de chaleur rhônalpins en 2009

Mix énergétique des réseaux de chaleur rhônalpins

Source : Rhônalpénergie-Environnement

Le développement de l'usage des énergies renouvelables dans les réseaux de chaleurs repose en région surtout sur un usage plus important du bois-énergie, du fait d'un potentiel géothermique faible et d'une production de biogazGaz - principalement méthane - qui provient de la dégradation de la matière organique en l'absence d'oxygène. Ce phénomène naturel peut être observé dans les marais, les décharges d'ordures ménagères et les stations d'épuration. encore très localisée. Les progrès de l'isolation et des performances énergétiques des bâtiments desservis pousseront par ailleurs à l'extension des réseaux pour préserver l'équilibre financier des installations et financer la conversion de celles fonctionnant à l'énergie fossile (charbon, fioul, gaz).

L'usage du bois-énergie dans les réseaux de chaleurs permet en principe d'utiliser des techniques de combustion plus performantes que des installations individuelles et de mutualiser les coûts de dépollution. Dans les plus petits réseaux de chaleurs, souvent alimentés au fioul, le surcoût représenté par les coûts de dépollution liés au passage au bois-énergie peut néanmoins menacer l'équilibre financier de l'installation, et aller à l'encontre d'objectifs de développement local.

Le potentiel de développement de l'énergie livrée par les réseaux de chaleur est estimé dans le cadre du projet de SRCAEInstauré par la loi Grenelle 2, le schéma régional climat air énergie est un nouveau document d'orientation stratégique qui est élaboré conjointement par l'État et la Région. Il définit les orientations et les objectifs régionaux aux horizons 2020 et 2050 en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de maîtrise de la demande énergétique, de développement des énergies renouvelables, de lutte contre la pollution atmosphérique et d'adaptation au changement climatique. Il est en cours d’élaboration en Rhône-Alpes. entre +11% et +17% entre 2008 et 2020.

La production régionale de biogaz s'élève à 105 GWh dans un peu plus d'une douzaine de sites. La production de biogaz permet non seulement de produire de l'énergie mais également de valoriser la partie biodégradable des déchets (ménagers, agricoles ou industriels).

Le développement de l'usage du biogaz passe par le développement de la production du biogaz des stations d'épuration des eaux usées et la réalisation d'opérations pionnières en région Rhône-Alpes par l'utilisation des ordures ménagères, mais surtout par le développement de la filière agricole.

Avec 2 TWhMilliard de kilowattheure (kWh). Unité d'énergie utilisée pour mesurer la production d'électricité. produits en 2008 par 73 installations, la région est la troisième pour la production d'électricité par cogénération. Un quart des installations alimentent le secteur de l'industrie, représentant près des deux tiers de la puissance électrique installée. Le reste des installations est utilisé par le secteur résidentiel (réseaux de chaleur), et dans une moindre mesure par des hôpitaux et le secteur tertiaire.

La plupart des contrats d'obligation d'achats de l'électricité produite en cogénération arrivent à leur terme entre 2007 et 2013. Leur renouvellement, soumis à l'évolution du cadre réglementaire, permettrait de maintenir dans certains cas de développer la cogénération biomasseEnsemble de matières organiques, végétales (forêts, milieux aquatiques, etc.) ou animales (effluents d'élevage, etc.) en substitution ou en complément de l'usage du gaz naturel.