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Un mouvement constant d'artificialisation des sols parmi les plus rapides de France

Selon l’enquête Teruti-Lucas, la région Rhône-Alpes arrive, au niveau national, en 3ème position pour la surface artificialisée annuellement pour la période allant de 1993 à 2003 avec 5 100 hectares artificialisés chaque année et en 4ème position de 2006 à 2010, avec 6 000 hectares artificialisés chaque année. Cela correspond à l’extension des constructions, des infrastructures de transports et des terrains artificialisés au détriment des espaces naturels et agricoles sur une surface supérieure à celle de la commune de Lyon (4 800 hectares) chaque année en Rhône-Alpes.

L’artificialisation des solsOn entend par surface artificialisée toute surface retirée de son état naturel (friche, prairie naturelle, zone humide etc.), forestier ou agricole, qu'elle soit bâtie ou non et qu'elle soit revêtue (exemple : parking) ou non (exemple : jardin de maison pavillonnaire). Les surfaces artificialisées incluent donc également les espaces artificialisés non bâtis (espaces verts urbains, équipements sportifs et de loisirs etc.) et peuvent se situer hors des aires urbaines, à la périphérie de villes de moindre importance voire de villages, à proximité des dessertes du réseau d'infrastructures, ou encore en pleine campagne (source : Ministère en charge de l'écologie). est fortement liée à la construction de logements et de locaux d’activités sur des terrains agricoles ou naturels. Mais le bâti lui-même ne représente qu’environ un cinquième des surfaces artificialisées entre 2006 et 2009 d’après l’enquête Teruti-Lucas). Les voies de communications et les sols revêtus stabilisés de type parkings représentent environ 40% des surfaces artificialisées d’après cette même enquête.

La réutilisation des friches urbaines et périurbaines est un levier important qui permet de satisfaire les besoins de constructions (logements, activités) en limitant la consommation d’espaces naturels et agricoles. Entre 2006 et 2009, l’utilisation des friches, notamment industrielles, a permis de réduire de 9% les surfaces nouvellement artificialisées chaque année, par l’accueil de nouvelles zones urbaines et/ou par leur retour à une occupation agricole ou naturelle. Une vigilance doit toutefois être portée sur l’adaptation du nouvel usage de ces sites du fait de la pollution éventuelle des sols liée à leur précédent usage (impacts sur la ressource en eau, sur la santé...).