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Risques technologiques

Laurent Mignaux - MEDDTL

D'une façon générale, un risque technologique peut être défini comme la conjonction d'un aléaPhénomène d’origine naturelle ou technologique susceptible d’occasionner des dégâts dans un espace donné. et d'un enjeu. L'aléa est la manifestation d'un accident technologique d'occurrence et d'intensité données, par exemple une explosion. L'enjeu est l'ensemble des personnes et des biens susceptibles d'être affectés par cet accident. La vulnérabilitéDans le domaine des risques, la vulnérabilité exprime le niveau d'effet prévisible d'un phénomène naturel ou technologique (aléa) sur des enjeux. exprime et mesure le niveau de conséquences prévisibles de l'aléa sur les enjeux. Elle peut être réduite en diminuant l'intensité ou l'occurrence de certains aléas par une réduction à la source, en maîtrisant l'urbanisation et en mettant en place des plans de secours.

Les accidents industriels peuvent avoir des conséquences importantes sur la population et l'environnement. Ils prennent la forme d'incendies, d'explosions ou de dispersions de produits toxiques dans l'air, l'eau ou les sols. La région compte un nombre important de sites chimiques et pétrochimiques à risquesLe risque est la probabilité que survienne un phénomène, d’origine naturelle ou technologique, pouvant constituer une menace pour les personnes, les biens, l’économie, l’environnement, etc. Le niveau de risque est estimé au regard des conséquences qu’aurait le phénomène s’il se produisait : plus les pertes potentielles sont élevées, plus le risque est important, et inversement. Il se mesure en croisant les données relatives à l’aléa, aux enjeux exposés et à leur vulnérabilité., résultat d'une longue histoire industrielle et de son dynamisme économique. La configuration géographique a favorisé une forte urbanisation autour de ces sites. Les industriels et les pouvoirs publics ont très tôt pris conscience de l'importance de la gestion de ces risques, notamment après la grave catastrophe sur la raffinerie de Feyzin en 1966. La réglementation européenne et nationale, renforcée après l'explosion du site AZF à Toulouse, impose en outre de nombreuses obligations aux sites à risque.