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Renforcer la prévention et la gestion des risques naturels et technologiques

Tous les risquesLe risque est la probabilité que survienne un phénomène, d’origine naturelle ou technologique, pouvant constituer une menace pour les personnes, les biens, l’économie, l’environnement, etc. Le niveau de risque est estimé au regard des conséquences qu’aurait le phénomène s’il se produisait : plus les pertes potentielles sont élevées, plus le risque est important, et inversement. Il se mesure en croisant les données relatives à l’aléa, aux enjeux exposés et à leur vulnérabilité. naturels sont présents sur le territoire rhônalpin : inondations, mouvements de terrain et retrait-gonflement des argiles, séismes, avalanches, éboulements, incendies de forêt... 90% des communes de la région sont concernées par au moins un type de risque (hors séisme), 65% sont exposées au risque inondation. La dimension alpine de Rhône-Alpes conduit également, dans les départements concernés, à des concentrations d'aléas sur certains territoires (crues rapides à torrentielles, éboulements ou chutes de blocs, avalanches, voire feux de forêt).

intervention pompiers sur site indus

 

Le changement climatique aura un impact sur l'ensemble de ces risques et pourra en particulier avoir un effet aggravant pour les phénomènes de retrait-gonflement des argiles, ainsi que pour les feux de forêt (Drôme, Ardèche). Concernant les inondations, il n'y a pas à ce jour de tendance avérée quant à une éventuelle augmentation du risque par débordement de cours d'eau. Compte tenu de l'importance de ces enjeux, une stratégie triennale régionale 2011-2013 de prévention des risques naturels et hydrauliques a été élaborée.

Le niveau de développement industriel et économique de la région Rhône-Alpes conduit également à une forte présence des risques technologiques, avec près de 100 établissements relevant de la directive SevesoLa directive européenne Seveso I a été édictée en 1982 suite au rejet accidentel de dioxine en 1976 sur la commune de Seveso en Italie. Elle a été complétée depuis, le cadre européen de cette action est dorénavant la directive de 1996 concernant la maîtrise des dangers liés aux accidents majeurs impliquant des substances dangereuses dite directive Seveso 2, et transposée en droit français en 2000. Elle renforce le dispositif de prévention des accidents majeurs impliquant des substances dangereuses : études de dangers approfondies, politique de prévention, plans de secours interne et externe, maîtrise de l'utilisation des sols afin de réduire les conséquences des accidents majeurs... La directive Seveso distingue des établissements seuil bas à risque et des établissements seuils hauts à haut risque, pour lesquels s'appliquent des contraintes plus fortes. au niveau " seuil haut " de danger. Ces derniers donnent lieu à l'établissement de 50 Plans de Prévention des Risques Technologiques, pour combiner réduction des risques à la source, réglementation de l'urbanisation et des constructions, mesures foncières pouvant aller jusqu'à l'expropriation, et donner ainsi un cadre futur clair aux exploitants et aux collectivités locales. Le risque technologique peut également être dû aux transports de matières dangereuses, par la route, le rail ou les voies fluviales, mais aussi par un réseau de 5000 km de canalisations. Enfin, avec 4 centres de production d'électricité nucléaire et plusieurs établissements liés à cette industrie, la prévention de ces risques est essentielle.

La réduction de la vulnérabilitéDans le domaine des risques, la vulnérabilité exprime le niveau d'effet prévisible d'un phénomène naturel ou technologique (aléa) sur des enjeux. des territoires aux risques, qu'ils soient naturels ou technologiques, passe ainsi par des actions de prévention et de réduction de l'exposition des populations et des biens. Un préalable indispensable est la prise de conscience des risques par tous les acteurs concernés. Dans le cadre fixé par le législateur, la prise en compte des risques relève d'une responsabilité répartie entre l'État, les collectivités locales, les exploitants (pour les risques industriels) et les assureurs et concerne l'ensemble des acteurs de l'aménagement du territoire, comme l'ensemble de la population.

3 axes stratégiques déclinent cet enjeu :

  1. Améliorer la connaissance et l'information des parties prenantes (élus, associations, population) sur les risques technologiques et naturels pour une meilleure conscience du risque

  2. Intégrer la prévention des risques naturels et technologiques dans l'aménagement du territoire, en veillant pour les risques naturels à la prise en compte des effets connus du changement climatique

  3. Réduire l'exposition des populations aux risques technologiques, et globalement réduire la vulnérabilité des territoires (humaine et économique) aux risques naturels (résilience urbaine et territoriale, impacts économiques directs et indirects, réseaux ...)