Qualité des masses d'eau souterraines et superficielles

L’indicateur est la répartition (en %) des masses d’eau par classe de qualité. L'objectif de cet indicateur est de connaître l'état des masses d'eau souterraines et de surface afin de pouvoir le comparer aux objectifs de bon étatL'évaluation du bon état des masses d'eau de surface résulte du croisement entre bon état chimique (défini sur la base de la concentration de substances chimiques dangereuses ou prioritaires) et bon état écologique, ce dernier résultant du croisement entre l'état physico-chimique et l'état biologique. L'évaluation du bon état des eaux souterraines est conduite à partir du bon état chimique et quantitatif (équilibre entre prélèvements et capacité de renouvellement). requis par la directive européenne cadre sur l’eau d’octobre 2000 (dite DCE) et traduites dans le SDAGEInstitué par la loi sur l'eau de 1992, le SDAGE est un outil de planification de la politique de l'eau associant tous les acteurs du bassin. Il fixe pour chaque grand bassin hydrographique les objectifs de qualité des ressources en eau et les orientations fondamentales pour atteindre ses objectifs et favoriser une gestion équilibrée de la ressource en eau entre tous les usagers (citoyens, agriculteurs, industriels). Rhône-Alpes est concernée par deux SDAGE, Rhône-Méditerranée (2010-2015) et Loire-Bretagne (2010-2015)..

52% des cours d’eau en bon ou très bon état écologique en 2010
94% des masses d’eau souterraines en bon état quantitatif, 66% en bon état chimique en 2010

Plus de la moitié des cours d’eau de Rhône-Alpes présentent en 2010 un bon ou très bon état écologique. 11% présentent néanmoins un état médiocre voire mauvais, sans évolution significative au cours des dernières années. Ils se situent d'une part, sur des secteurs dont l'état physicochimique est dégradé, ne permettant donc pas le développement des espèces les plus sensibles et d'autre part, sur des secteurs indemnes de toute pollution physicochimique, mais où les altérations physiques ne permettent pas le développement harmonieux des écosystèmes. L’état chimique des masses d’eau n’est pour le moment pas exploitable sur l’ensemble de la région.

Concernant les masses d’eau souterraines, affleurantes et profondes, plus de 90% présentent un bon état quantitatif et plus de 65% un bon état chimique. Les aquifères les plus vulnérables sont les nappes alluviales et les nappes situées à faible profondeur, sensibles aux infiltrations et à la qualité des cours d'eau. Il s'agit également des nappes les plus exposées aux risquesLe risque est la probabilité que survienne un phénomène, d’origine naturelle ou technologique, pouvant constituer une menace pour les personnes, les biens, l’économie, l’environnement, etc. Le niveau de risque est estimé au regard des conséquences qu’aurait le phénomène s’il se produisait : plus les pertes potentielles sont élevées, plus le risque est important, et inversement. Il se mesure en croisant les données relatives à l’aléa, aux enjeux exposés et à leur vulnérabilité. de pollution et les plus sollicitées, notamment pour l'usage d'alimentation en eau potable, avec par conséquent des enjeux forts de reconquête de leur qualité.