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Qualité de l'air

GUY F / Agence d'Urbanisme de Lyon 

En lien avec l'importance de sa démographie et des activités humaines qui y sont implantées, Rhône-Alpes est une région fortement émettrice de polluants atmosphériques. De plus, l'occupation humaine est concentrée dans des zones au sein desquelles les conditions topographiques ou climatiques ne favorisent pas la dispersion des polluants : vallées alpines, cuvette grenobloise... En outre, la qualité de l'air du territoire régional est dépendante des apports de polluants émis dans les régions voisines et transférés en Rhône-Alpes par le mouvement des masses d'air. Ces phénomènes touchent particulièrement la vallée du Rhône.

Au total, selon le Cadastre Air Rhône-Alpes (V2010-1), 70% des Rhônalpins étaient exposés à une mauvaise qualité de l'air en 2007 car résidant dans les grandes agglomérations, à proximité des axes majeurs de circulation ou dans les vallées alpines. Ces zones sont en effet touchées par des pollutions de fond et/ou des dépassements des normes admises. En zones urbaines, les pollutions sont liées à la fois aux oxydes d'azotePolluant atmosphérique (monoxyde d'azote + dioxyde d'azote) issu de la combustion de combustibles fossiles (charbon, fuel, pétrole, essence...). Le dioxyde d'azote (NO2) est irritant pour les bronches. Le monoxyde d'azote (NO) n'est pas toxique pour l'homme aux concentrations auxquelles on le rencontre dans l'environnement. émis par les transports et aux particules émises par l'industrie et les transports mais également de manière notable pour le chauffage dans l'habitat - en particulier au bois - et le tertiaire, qui sont la cause principale des pics de pollution hivernaux. C'est également en hiver que les pollutions dues aux hydrocarbures aromatiques polycycliques touchent le plus fortement les vallées alpines. En été, c'est la pollution à l'ozoneA très haute altitude, dans la haute atmosphère, l'ozone protège les organismes vivants en absorbant une partie des rayons ultra-violets. Mais à basse altitude, c'est un polluant qui irrite les yeux et l'appareil respiratoire, et qui a des effets sur la végétation. Ce polluant pose problème essentiellement en été. En effet, il n'est pas directement émis dans l'atmosphère mais se forme par réaction chimique à partir d'autres polluants (notamment les oxydes d'azote, les composés organiques volatils...) sous l'action du rayonnement solaire. qui touche fréquemment l'ensemble de la région.

Les dépassements récurrents des normes pour plusieurs polluants nécessitent une poursuite et un renforcement des actions menées au sein des différents plans et programmes pour la reconquête de la qualité de l'air régional dans une optique d'amélioration de la santé des habitants.

Par ailleurs, des problématiques plus récentes émergent, attachées notamment à l'impact des produits phytosanitairesProduits qui soignent les organismes végétaux. Il s'agit de substances actives ou d'une association de plusieurs substances chimiques ou micro-organismes. L'expression  produit phytosanitaire  est couramment employée dans un sens proche de pesticides. ou encore du développement en région de l'ambroisie Plante originaire d'Amérique du nord et introduite involontairement en France au cours du 19ème siècle. Elle est considérée aujourd'hui comme une espèce envahissante sur le territoire français., source d'allergies. Les questions liées à l'air intérieur sont traitées dans la partie d'introduction aux problématiques « Santé-environnement ».

Le contenu de ce chapitre est largement repris des travaux menés par les acteurs de la qualité de l'air, dans le cadre de l'élaboration du SCRAE, en particulier par l'association agréée de surveillance de la qualité de l'air Air Rhône-Alpes.