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Plus de cent établissements présentant un risque implantés sur le territoire régional

Les établissements industriels, pour lesquels un accident pourrait entraîner des conséquences immédiates graves pour le personnel, les riverains, les biens et l'environnement, sont dits SevesoLa directive européenne Seveso I a été édictée en 1982 suite au rejet accidentel de dioxine en 1976 sur la commune de Seveso en Italie. Elle a été complétée depuis, le cadre européen de cette action est dorénavant la directive de 1996 concernant la maîtrise des dangers liés aux accidents majeurs impliquant des substances dangereuses dite directive Seveso 2, et transposée en droit français en 2000. Elle renforce le dispositif de prévention des accidents majeurs impliquant des substances dangereuses : études de dangers approfondies, politique de prévention, plans de secours interne et externe, maîtrise de l'utilisation des sols afin de réduire les conséquences des accidents majeurs... La directive Seveso distingue des établissements seuil bas à risque et des établissements seuils hauts à haut risque, pour lesquels s'appliquent des contraintes plus fortes., c'est-à-dire qu'ils sont recensés au titre de la directive européenne Seveso II, et sont assujettis à des dispositions spécifiques.
Fin 2011, la région compte 77 établissements Seveso « seuil haut » et 56 établissements « seuil bas », soit 13% des sites Seveso français. Ce sont tous des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) au sens de la législation française ; pour les établissements seuil haut qui présentent les dangers les plus importants, des servitudes d'utilité publique peuvent être établies dans le but d'empêcher l'installation de tiers à proximité.
Ce sont majoritairement des établissements du secteur de la chimie et du pétrole. L'agglomération lyonnaise et sa périphérie en concentrent le plus grand nombre (« vallée de la chimie » accueillant raffinerie et stockages de produits pétroliers). Le sud de l'agglomération grenobloise en compte aussi un nombre important. Dans une moindre mesure, sont également concernées, la vallée du Rhône au niveau de Péage-de-Roussillon, ainsi que les vallées de la Maurienne et la Tarentaise.
La région Rhône-Alpes comprend en outre 4 stockages souterrains de gaz en activité (2 dans l'Ain et 2 dans la Drôme) ainsi qu'un site de stockage autorisé dans la Drôme mais qui n'est pas encore entré en phase d'exploitation.
On recense par ailleurs près de 4000 installations classées pour la protection de l'environnement soumises à autorisation ou enregistrement (ICPE). Parmi elles et au-delà des établissements Seveso, certaines activités font l'objet d'un suivi particulier en raison des risquesLe risque est la probabilité que survienne un phénomène, d’origine naturelle ou technologique, pouvant constituer une menace pour les personnes, les biens, l’économie, l’environnement, etc. Le niveau de risque est estimé au regard des conséquences qu’aurait le phénomène s’il se produisait : plus les pertes potentielles sont élevées, plus le risque est important, et inversement. Il se mesure en croisant les données relatives à l’aléa, aux enjeux exposés et à leur vulnérabilité. qu'elles présentent, notamment lorsque les effets peuvent se faire sentir hors du périmètre du site : il s'agit par exemple de dépôts d'explosifs, d'installations de réfrigération à l'ammoniac, de silos de céréales... La majorité des installations de type industriel (75%) est suivie par la DREALDirection(s) régionale(s) de l'environnement de l'aménagement et du logement., les DD(CS)PP (directions départementales (de la cohésion sociale et) de la protection des populations) assurent le suivi des établissements agricoles, les abattoirs, les équarrissages et certaines autres activités agroalimentaires, ce qui représente 25% des établissements de Rhône-Alpes. Ces établissements bien que moins concernés par le risque accidentel peuvent présenter des risques importants (réfrigération à l'ammoniac, biogaz). Ils peuvent être par ailleurs, comme la plupart des installations classées, à l'origine de pollutions et de nuisances pour le voisinage.
La base de données ARIABase de données du Ministère en charge de l'écologie, recensant les incidents ou accidents survenant dans les installations classées et susceptibles de porter atteinte à l'environnement, la santé et la sécurité. du Ministère en charge de l'écologie enregistre les accidents et incidents déclarés par les établissements industriels. De 2000 à 2010, parmi près de 1800 évènements enregistrés en région, on dénombre environ 350 accidents entrainant des blessés, voire des morts dans une vingtaine de cas. Un peu plus de 130 ont nécessité l'évacuation ou le confinement de riverains.

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