Les aléas miniers

SPR / BVM

La cessation de l'activité minière n'induit pas pour autant la disparition des risquesLe risque est la probabilité que survienne un phénomène, d’origine naturelle ou technologique, pouvant constituer une menace pour les personnes, les biens, l’économie, l’environnement, etc. Le niveau de risque est estimé au regard des conséquences qu’aurait le phénomène s’il se produisait : plus les pertes potentielles sont élevées, plus le risque est important, et inversement. Il se mesure en croisant les données relatives à l’aléa, aux enjeux exposés et à leur vulnérabilité. et nuisances susceptibles d'affecter les terrains de surface situés dans l'emprise des anciennes exploitations. Ainsi, après la période qui suit l'exploitation, des désordres peuvent se développer, parfois dès l'arrêt des travaux mais aussi beaucoup plus tardivement.

Outre les phénomènes les plus connus de mouvements de terrain (affaissements, effondrements, tassements, glissements), les anciens sites miniers peuvent être affectés par des remontées de gaz pouvant présenter des compositions dangereuses ou par les perturbations irréversibles que les travaux d'extraction ont induites sur les circulations d'eau souterraine. Celles-ci peuvent être à l'origine d'éventuels désordres tant pour ce qui concerne le schéma de circulation des eaux (inondations des points bas, perturbation du régime des cours d'eau) que pour ce qui concerne leur qualité (pollution des eaux ou des sols). Cette liste n'est pas exhaustive car d'autres aléas peuvent affecter les anciens sites miniers, notamment les aléas liés à l'échauffement, voire à la combustion, des terrils ou du sous-sol des anciennes zones d'exploitation charbonnière.