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Le développement des nanomatériaux

Laurent Mignaux - MEDDTLLes nanomatériaux sont des éléments minuscules de l'ordre du nanomètre (un milliardième de mètre). L'incorporation de nanoparticulesÉléments ayant une taille nanométrique c'est-à-dire entre 1 et 100 nanomètres (1 nanomètre est 1 million de fois plus petit qu'un mètre). dans des matériaux existants permet d'en améliorer les caractéristiques chimiques et physiques. Ils sont ainsi utilisés dans les secteurs des cosmétiques, du textile ou encore dans certains médicaments anticancéreux. Or, leurs effets sur l'organisme sont encore peu connus. Les experts scientifiques n'ont, jusqu'à présent, pas prouvé la toxicité des nanomatériaux, l'exposition pouvant avoir lieu par voie cutanée, par ingestion ou plus fréquemment, par inhalation. Mais compte tenu des données disponibles sur leurs dangers potentiels (des effets notamment pulmonaires, cutanés, oculaires, vasculaires, digestifs...) et du manque d'outils de métrologie, l'Agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation et du travail (ANSES) souligne l'importance de la maîtrise de l'exposition des personnes aux nanomatériaux manufacturés. Elle a d'ailleurs développé un outil de gestion graduée des risquesLe risque est la probabilité que survienne un phénomène, d’origine naturelle ou technologique, pouvant constituer une menace pour les personnes, les biens, l’économie, l’environnement, etc. Le niveau de risque est estimé au regard des conséquences qu’aurait le phénomène s’il se produisait : plus les pertes potentielles sont élevées, plus le risque est important, et inversement. Il se mesure en croisant les données relatives à l’aléa, aux enjeux exposés et à leur vulnérabilité., spécifique aux nanomatériaux. Le débat public organisé en 2009/2010 a notamment souligné le besoin de renforcer les connaissances en matière de toxicologie ainsi que la traçabilité des nanomatériaux, y compris dans le traitement des déchets. Les fabricants, importateurs et distributeurs d'une substance à l'état nanoparticulaire sont désormais soumis, au delà de 100 g par an, à une déclaration annuelle obligatoire (décret du 17 février 2012).

En région, se trouvent notamment dans l'agglomération grenobloise, plusieurs sites de recherche mettant en oeuvre des nanoparticules.

La problématique des nanomatériaux fait l'objet de l'action 46 du PRSE2 visant à développer des campagnes de mesures de concentration dans l'atmosphère.

Laurent Mignaux - MEDDTL