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La valorisation matière, des efforts à poursuivre en particulier pour les biodéchets

Les années 2000 ont vu se généraliser les collectes sélectives. Depuis 2009, la quasi-totalité de la population régionale est desservie par une collecte des déchets secs d'emballage, que sont les plastiques, le fer, l'aluminium, les papiers-cartons et le verre. La collecte sélective des biodéchetsDéchets biodégradables solides, pouvant provenir des ménages, d'industries agro-alimentaires, de professionnels des espaces verts publics et privés, d'horticulteurs, de commerçants et supermarchés, de cantines scolaires et restaurants... Les biodéchets des ménages comportent les déchets alimentaires, les déchets verts ou déchets de jardin, les papiers et cartons. est en revanche encore limitée (2% de la population régionale desservie en 2009, la situation n'ayant pas évolué de manière significative en 2011).

Tonnages de matériaux collectés et valorisés

Tonnages de materiaux collectes et valorises

(source : SINDRA)

L'objectif GrenelleDans le cadre du profil environnemental de la région Rhône-Alpes, utilisé pour désigner le '' Grenelle de l'environnement ''. Initié en 2007, le Grenelle de l'environnement a réuni pour la première fois, l'État et les représentants de la société civile afin de définir une feuille de route en faveur de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables. Une première phase de dialogue avec l'ensemble des parties prenantes organisées en 5 collèges (État, élus, représentants des entreprises, organisations syndicales de salariés, associations et fondations de protection de l'environnement) a permis d'aboutir à 268 engagements en faveur de l'environnement. 34 comités opérationnels ont ensuite travaillé pour proposer des actions concrètes pour la mise en oeuvre des engagements. La traduction législative des engagements du Grenelle Environnement s'est faite principalement à travers deux lois : la loi de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement dite loi Grenelle 1 promulguée le 3 août 2009, et la loi portant engagement national pour l'environnement dite loi Grenelle 2 promulguée le 12 juillet 2010. Le Comité national du développement durable et du Grenelle Environnement (CNDDGE), placé auprès du Ministre en charge de l'écologie assure le suivi de la mise en oeuvre des engagements du Grenelle et apporte son concours à la politique du Gouvernement en faveur du développement durable. fixé pour 2012 à 35% de déchets ménagers et assimilésDéchets produits par les ménages et les activités économiques collectés par le service public d'élimination des déchets. . Ils comprennent les ordures ménagères et les déchets des collectivités et des entreprises. orientés vers la valorisation matièreUtilisation de tout ou partie d'un déchet en remplacement d'un élément ou d'un matériau. est atteint et même dépassé en Rhône-Alpes dès 2010 (36% comme en moyenne nationale).

Cet objectif est atteint pour la plus grande part grâce au recyclageRetraitement de matériaux ou de substances contenus dans des déchets dans le but de contribuer en totalité ou partie à la fabrication de nouveaux produits, matériaux ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d'autres fins. Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n'inclut pas, notamment, la valorisation énergétique, la conversion pour l'utilisation comme combustible, les procédés comportant une combustion ou une utilisation comme source d'énergie, y compris l'énergie chimique, ou les opérations de remblayage. des matériaux issus des collectes de recyclables secs (emballages, verre, journaux et magazines) qui concerne environ 20% en 2009 des déchets ménagers et assimilés (source SINOE).

L'effort à fournir pour atteindre l'objectif fixé à 45% de valorisation matière à l'horizon 2015 reste important et devra porter, outre l'optimisation des collectes en place, sur le développement de la valorisation organique. L'ensemble des Départements prévoit des orientations fortes en matière de valorisation organiqueUtilisation pour amender les sols de compost, digestat ou autres déchets organiques transformés par voie biologique., notamment par un développement massif du compostage de proximité (individuel ou semi-collectif). En 2010, la population concernée est d'un peu plus de 350 000 habitants et selon les estimations de l'ADEMEAgence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie., cela équivaut à près de 25 000 tonnes de déchets évités. Dans cette dynamique, le Département de l'Ain promeut un développement du traitement biologique de la fraction organique des ordures ménagères. Le Syndicat de traitement des déchets Ardèche Drôme (SYTRAD) qui fédère 23 groupements intercommunaux du centre et du nord Drôme Ardèche, soit plus de 500 000 habitants, a fait le choix de baser le traitement de l'ensemble des déchets sur la valorisation organique par tri mécano-biologique conduisant à la production de compost.

L'enquête conduite par l'INSEEInstitut national de la statistique et des études économiques. en 2008 évalue à 57% la part recyclée des déchets non dangereux des entreprises industrielles. Le Grenelle de l'environnement fixe pour objectif d'orienter vers le recyclage 75% des déchets des entreprisesDéchets banals assimilables aux ordures ménagères et non collectés par le service public. d'ici 2012. Des marges de progression existent : environ 20% des déchets industriels non dangereux sont collectés « en mélange » et sont pour une large part stockés alors qu'ils pourraient au moins en partie être valorisés.