La réserve utile en eau, un indicateur de la qualité agronomique des sols

La réserve utile en eau, un indicateur de la qualité agronomique des sols

A partir de la base de données géographique des sols de France, le service de l’observation et des statistiques (SOeS) du Ministère en charge de l’écologie a estimé la réserve utile en eau des sols de chaque région. Représentant la quantité d’eau retenue par le sol et que celui-ci peut restituer aux plantes pour leur alimentation et croissance, elle sert d’indicateur pour évaluer la qualité agronomique des sols. En Rhône-Alpes elle est, par exemple, élevée dans les sols lessivés des dépôts limoneux de la vallée du Rhône (loess) et faible dans les sols peu profonds des zones de montagne.

L’étude conduite en 2010 par le SOeSService de l'observation et des statistiques du Ministère en charge de l'écologie. conclue à une artificialisation aux dépens des sols qui ont les meilleures potentialités agronomiques c’est-à-dire qui disposent d’une réserve utile en eau très élevée. Ainsi en Rhône-Alpes entre 2000 et 2006, 40% de l’artificialisation s’est faite sur les meilleures terres agricoles.

Pour aller plus loin : SOeS, « L’artificialisation des solsOn entend par surface artificialisée toute surface retirée de son état naturel (friche, prairie naturelle, zone humide etc.), forestier ou agricole, qu'elle soit bâtie ou non et qu'elle soit revêtue (exemple : parking) ou non (exemple : jardin de maison pavillonnaire). Les surfaces artificialisées incluent donc également les espaces artificialisés non bâtis (espaces verts urbains, équipements sportifs et de loisirs etc.) et peuvent se situer hors des aires urbaines, à la périphérie de villes de moindre importance voire de villages, à proximité des dessertes du réseau d'infrastructures, ou encore en pleine campagne (source : Ministère en charge de l'écologie). s’opère aux dépens des sols agricoles », Le point sur, n° 35, février 2011 http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/LPS75.pdf