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La majorité des nouveaux logements construits dans le périurbain

La périurbanisationLa périurbanisation se distingue de l'étalement urbain en ce qu'elle fait référence au système urbain, au rapport entre la ville-centre et ses espaces périphériques en augmentation. consiste en l’urbanisation en périphérie des villes. Elle se traduit entre 2000 et 2009 par une augmentation plus rapide du nombre de logements dans ces secteurs du périurbain (+2,2% par an, d’après SITADEL) et l’espace ruralEspace qui n'appartient ni à l'espace urbain ni à l'espace périurbain. (+1,7%) que dans les pôles urbains (1,5% par an). Dans la plupart des départements - à l’exception du Rhône, de la Loire et de la Haute-Savoie - plus de la moitié des nouveaux logements ont ainsi été construits dans le périurbainLe périurbain inclut les couronnes périurbaines et les communes multipolarisées, dont au moins 40% de la population résidente ayant un emploi travaille dans plusieurs aires urbaines. ou l’espace rural entre 2000 et 2009 et ce malgré les nouvelles lois visant à enrayer l’urbanisation des espaces naturels et agricoles. Ces secteurs bénéficient d’un report de la demande depuis les pôles urbains du fait du moindre coût foncier.

Le rythme de construction de la décennie 1999-2010 est également plus élevé que celui de la décennie précédente - entre 40 000 et 50 000 nouveaux logements par an contre 30 000 par an entre 1990 et 1999. Les besoins en logements pour la région ont été estimés en 2007 51 500 logements par an (étude de la Direction régionale de l’équipement).

dynamisme de la construction neuve

 

repartition par type d espace des logements commences entre  200 et  2009

Les logements construits sont très majoritairement des logements individuels (maisons). Or ces derniers sont plus consommateurs d’espace pour un même nombre d’habitant que les logements collectifs ou semi-collectifs, non seulement pour la construction du bâtiment lui-même, mais également pour l’aménagement de la parcelle (jardin, chemins,...) et la création des voies de communication (voirie, routes) nécessaires à les desservir. A l’échelle régionale, entre 2000 et 2009, la part des logements collectifs au sein de la construction neuve a toutefois sensiblement augmenté : oscillant autour de 40% au début des années 2000, elle a toujours été légèrement supérieure à 50% à partir de 2005.

Cette augmentation plus rapide du nombre de logements dans le périurbain et l’espace rural se traduit par ailleurs par un allongement des distances parcourues par les rhônalpins entre leur domicile et leur emploi, qui reste pour la plupart situé dans un pôle urbainUn pôle urbain est : - une commune ou un ensemble de communes de plus de 2 000 habitants qui présente une continuité du tissu bâti (moins de 200 mètres entre deux constructions, à condition que la moitié au moins de la population de chaque commune habite dans cette zone bâtie continue), - qui offre au moins 5 000 emplois, - qui n'est pas situé dans la couronne périurbaine d'un autre pôle urbain.. Ces trajets étant très majoritairement effectués en voiture, la périurbanisation contribue à l’augmentation des émissions de polluants liés au trafic routier, et des émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique. Elle peut également se traduire par une précarité énergétique de certains ménages.