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La culture du risque et l'information indispensables aux politiques de prévention

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L'entretien de la mémoire des événements et des catastrophes passés est essentiel pour faire prendre conscience aux populations concernées que le risque existe. Les phénomènes naturels savent en effet malheureusement trop souvent se faire oublier, conduisant à des choix d'aménagement inadaptés. La sensibilisation et la préparation des gestionnaires et de la population, la surveillance des risquesLe risque est la probabilité que survienne un phénomène, d’origine naturelle ou technologique, pouvant constituer une menace pour les personnes, les biens, l’économie, l’environnement, etc. Le niveau de risque est estimé au regard des conséquences qu’aurait le phénomène s’il se produisait : plus les pertes potentielles sont élevées, plus le risque est important, et inversement. Il se mesure en croisant les données relatives à l’aléa, aux enjeux exposés et à leur vulnérabilité. et les dispositifs d'alerte et de gestion de crise doivent permettre de limiter les dommages et inciter à des comportements adaptés.

Plusieurs outils sont élaborés en matière d'information des populations. Chaque département est doté d'un dossier départemental des risques majeurs (DDRM), concernant tant les risques naturels que technologiques. A partir du DDRMDossier dans lequel le préfet consigne toutes les informations essentielles sur les risques naturels et technologiques majeurs au niveau de son département, ainsi que sur les mesures de prévention et  de sauvegarde prévues pour limiter leurs effets., l'État adresse aux communes un porter à connaissanceDocument établi par le Préfet en amont de l'élaboration des documents d'urbanisme. A cette occasion, l'État porte à la connaissance des collectivités les informations nécessaires à l'exercice de leurs compétences : éléments juridiques tels que directives territoriales d'aménagement, servitudes d'utilité publique (SUP), projets d'intérêt général (PIG), protections existantes en matière de préservation et de patrimoine, de risques... et identifie les communes devant élaborer un dossier d'information communal sur les risques majeurs (DICRIM) à l'attention de la population et un plan communal de sauvegarde (PCS) préparant les situations d'urgence.

L'élaboration des PCSLe PCS est un document visant à organiser les moyens communaux existants pour faire face aux situations d'urgence. Il est obligatoire pour les communes soumises à un plan de prévention des risques naturels ou concernées par un plan particulier d'intervention (installation nucléaire ou établissement de type Seveso). Maillon local de l'organisation de la sécurité civile, le plan communal de sauvegarde s'intègre dans l'organisation générale des secours constitué par le dispositif ORSEC (Organisation de la réponse de sécurité civile). Organisant la réponse de proximité en prenant en compte l'accompagnement et le soutien aux populations sinistrées ainsi que l'appui aux services de secours, il est l'outil opérationnel mis en oeuvre par le maire dans son rôle de gestionnaire d'un événement de sécurité civile. et DICRIM est obligatoire pour toutes les communes soumises à un PPRLe plan de prévention des risques naturels est un document réalisé par l'État qui réglemente l'utilisation des sols en fonction des risques naturels auxquels ils sont soumis. Cette réglementation va de l'interdiction de construire à la possibilité de construire sous certaines conditions. Le PPR constitue une servitude d'utilité publique. Il est annexé aux documents d'urbanisme existants (POS ou PLU) et il est opposable aux particuliers comme aux collectivités., ou dans le périmètre d'un PPIPlan d'urgence définissant l'organisation des secours en cas d'accident dans un établissement Seveso. pour les risques industriels, et recommandée pour les autres. Pour les collectivités soumises à l'obligation de PCS, une campagne d'information doit par ailleurs être renouvelée tous les 2 ans. Il existe en outre une obligation d'information de l'acheteur ou du locataire de tout bien immobilier (bâti ou non bâti) situé en zone de sismicité et/ou dans un PPR prescrit ou approuvé ou/et ayant fait l'objet d'une reconnaissance de catastrophe naturelle.

Au-delà de ces obligations des actions d'information et de sensibilisation sont menée. C'est notamment le rôle de l'institut des risques majeurs (IRMa), structure associative soutenue notamment par le Conseil général de l'Isère et par l'État.