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Dynamiques d'occupation de l'espace

La notion de consommation d’espace est définie ici comme l’utilisation des surfaces non bâties du territoire pour satisfaire les besoins en logements, équipements, activités et voiries. Elle se traduit par une artificialisation des solsOn entend par surface artificialisée toute surface retirée de son état naturel (friche, prairie naturelle, zone humide etc.), forestier ou agricole, qu'elle soit bâtie ou non et qu'elle soit revêtue (exemple : parking) ou non (exemple : jardin de maison pavillonnaire). Les surfaces artificialisées incluent donc également les espaces artificialisés non bâtis (espaces verts urbains, équipements sportifs et de loisirs etc.) et peuvent se situer hors des aires urbaines, à la périphérie de villes de moindre importance voire de villages, à proximité des dessertes du réseau d'infrastructures, ou encore en pleine campagne (source : Ministère en charge de l'écologie)., le plus souvent irréversible c’est-à-dire une modification de l’état premier des sols qu’ils soient naturels, agricoles ou forestiers et qu’ils deviennent bâtis ou non, revêtus ou non. Le retournement de prairies permanentes au profit de cultures industrielles ou la création d’équipements de loisirs tels que les golfs s’apparentent aussi à une forme d’artificialisation.

A l'échelle nationale, alors que la croissance démographique a été de 5% entre 1992 et 2004, l'espace artificialisé a augmenté de 16%. La consommation d’espace est au coeur de nombreux enjeux, qu'il s'agisse de la préservation de la biodiversitéDiversité biologique ou nombre et variété des espèces végétales et animales. On distingue la richesse spécifique (les différentes espèces), la diversité génétique - variété génétique au sein d'une même espèce - et la diversité écosystémique c'est-à-dire la variété des écosystèmes qu'on trouve sur Terre (forêts, prairies, lacs,...)., des ressources naturelles et des espaces agricoles, de la sécurité des biens et des personnes face aux risquesLe risque est la probabilité que survienne un phénomène, d’origine naturelle ou technologique, pouvant constituer une menace pour les personnes, les biens, l’économie, l’environnement, etc. Le niveau de risque est estimé au regard des conséquences qu’aurait le phénomène s’il se produisait : plus les pertes potentielles sont élevées, plus le risque est important, et inversement. Il se mesure en croisant les données relatives à l’aléa, aux enjeux exposés et à leur vulnérabilité., des émissions de gaz à effet de serre et plus globalement de la qualité de vie et des paysages. Avec les outils de planification urbaine, les collectivités territoriales ont un rôle central à jouer dans la lutte contre la consommation d'espace.

En Rhône-Alpes, où les sols artificialisés sont en proportion plus importants qu’à l’échelle de la France métropolitaine, l’artificialisation s’est poursuivie à un rythme soutenu au cours des 20 dernières années.  La régulation des usages des sols est un enjeu essentiel pour l’aménagement durable des territoires, reconnu par la majorité des acteurs publics. Ainsi les initiatives pour sensibiliser à une gestion plus économe de l’espace se multiplient. Elles s’appuient sur la connaissance et la mesure du phénomène à travers des données d’observation d’origines diverses, qui présentent chacune leurs spécificités mais indiquent toute la même tendance. La base de données utilisée pour le développement de la thématique qui suit est Teruti-Lucas.