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Des types d'inondation variés du fait de la diversité des contextes physiques et climatiques

En termes de communes concernées et de récurrence, les inondations restent le principal risque naturel, concernant 65% des communes de la région (86% en Isère). Plus de 7500 arrêtés de catastrophe naturelle pour inondation ont été pris depuis 1982 et 84% des communes ont été touchées au moins une fois. Selon les territoires, les inondations sont de différentes natures.

Les crues lentes ou semi-rapides des fleuves et des grands cours d'eau (Rhône, Saône, Loire, Isère en aval d'Albertville, basse vallée de l'Ain) mettent en jeu des débits et des volumes d'eau considérables. Les inondations lentes permettent l'annonce des crues et l'évacuation des personnes menacées, mais elles ont souvent des conséquences économiques très lourdes. Les crues majeures du Rhône en 2002 et 2003 sont venues rappeler l'importance de ce risque. Ces inondations naturelles peuvent aussi être aggravées par la rupture des digues de protection installées le long de nombreux cours d'eau.

Les crues rapides des torrents de montagne et des cours d'eau au régime méditerranéen atteignent des débits de pointe très importants. Cela concerne notamment les Alpes et la bordure cévenole. Ces crues torrentielles peuvent concerner de petits bassins versants et s'accompagner de phénomènes d'érosion et de charriage de matériaux. Au-delà des dommages matériels souvent importants mais localisés, les pertes humaines peuvent être dramatiques. La crue torrentielle du Grand Bornand en 1987 reste à ce titre la catastrophe majeure de ces dernières décennies.

La remontée des nappes d'eau souterraine peut aussi être à l'origine d'inondations, y compris dans des agglomérations apparemment protégées des inondations directes par des digues de protection, comme la ville de Lyon. Les perturbations du fonctionnement des services publics et les dégâts économiques peuvent être alors considérables.

A noter le cas particulier du risque d'inondation lié à la formation de poches d'eau sous les glaciers dont la rupture brutale provoque une « lave torrentielle » (mélange d'eau, de graviers, de rocs, de terre et d'arbres). Le cas du glacier de Tête Rousse, situé sur la commune de Saint-Gervais (Haute-Savoie), a remis en lumière, au cours de l'été 2010, ces phénomènes qui restent pour l'heure actuelle mal connus (purge d'une poche de 65 000 m3 menaçant la vallée densément habitée - la rupture d'une poche équivalente avait fait près de 200 morts à la fin du 19ème siècle).

Les inondations naturelles sont aggravées par certains usages des sols sur les bassins versants. L'imperméabilisation des solsIncapacité des sols revêtus à laisser l'eau s'infiltrer ou s'évaporer, rendant ainsi difficile le rechargement des masses d'eaux souterraines et contribuant au ruissellement et à l'aggravation du risque inondation. liée à l'urbanisation augmente et accélère le ruissellementÉcoulement des eaux de pluie à la surface du sol pouvant transporter notamment des polluants et, ne s'infiltrant pas, empêchant les eaux souterraines de se renouveler.. Certaines pratiques agricoles y contribuent également : parcelles plus grandes et suppression des éléments naturels (haies, talus...) freinant les écoulements et favorisant l'infiltration, sols laissés nus en hiver... En zone urbaine, les réseaux d'assainissement ne sont pas toujours en capacité d'absorber les débits générés et cela peut aggraver ou générer des inondations. Les bassins versants de l'ouest lyonnais, par exemple, sont particulièrement concernés par cette problématique.

Enfin, si des incertitudes demeurent encore quant à l'impact du changement climatique sur le régime des précipitations et par conséquent sur l'hydrologie des bassins versants, cette problématique doit désormais être prise en compte.

La connaissance des risquesLe risque est la probabilité que survienne un phénomène, d’origine naturelle ou technologique, pouvant constituer une menace pour les personnes, les biens, l’économie, l’environnement, etc. Le niveau de risque est estimé au regard des conséquences qu’aurait le phénomène s’il se produisait : plus les pertes potentielles sont élevées, plus le risque est important, et inversement. Il se mesure en croisant les données relatives à l’aléa, aux enjeux exposés et à leur vulnérabilité. est un préalable absolu aux actions d'information, de prévention réglementaire ou de protection. Elle s'appuie sur la cartographie des zones inondables soit de la crue de référence des plans de prévention des risques naturels (crue centennale modélisée ou plus grosse crue connue) soit d'un atlas de type hydrogéomorphologique. Elle est synthétisée dans les atlas des zones inondables destinés à informer les citoyens. Si elle reste à compléter, la couverture des cours d'eau de la région par ces atlas est assez bonne incluant la quasi totalité des zones à enjeux fort.

Connaissance du risque inondation

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