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Des surfaces agricoles qui diminuent au profit des extensions urbaines et de la forêt

Les surfaces agricoles occupent en 2010 environ 35% du territoire régional (51% à l’échelle nationale), d’après l’enquête Teruti-Lucas

variation annuelle moyenne des surfaces par type d occupation entre  2006 et  2010

La diminution des surfaces agricoles est un phénomène national, mais particulièrement rapide en Rhône-Alpes où environ 5 800 hectares par an de surfaces agricoles ont disparu entre 2006 et 2010, alors que les surfaces artificialisées et les surfaces naturelles se sont étendues. De plus, d’après une étude du Ministère en charge de l’écologie menée en 2010, ce sont le plus souvent des terres agricoles de très bonne valeur agronomique qui disparaissent.

evolution des surfaces agricoles

Le recul des surfaces de sols agricoles est dû à plusieurs phénomènes :

Les chiffres présentés plus haut masquent ainsi le fait que dans certains secteurs les espaces naturels gagnent sur la forêt et que dans d’autres, ils disparaissent au profit de l’urbanisation.

Les dynamiques de consommation des terres agricoles liées à l’artificialisation répondent également à une logique cumulative. D’une part, la création des premières habitations, des premières routes dans une zone agricole entraîne des difficultés pratiques croissantes pour les exploitants (division et dispersion des parcelles, augmentation du trafic routier ou manque de visibilité à moyen terme sur les aménagements). D’autre part, elle ouvre une perspective d’aménagement des terrains viabilisables voisins de ceux déjà artificialisés, se traduisant par une spéculation sur le changement d’affectation des terrains agricoles et donc une augmentation des prix du foncier.

Les tensions sur le foncier agricole sont particulièrement élevées, dans une région où les terres cultivables sont relativement rares et voisinent les zones les plus urbanisées (vallées et plaines). Cette tension sur le marché foncier agricole freine par ailleurs la reprise par des agriculteurs des terrains agricoles lors des cessations d’activité alors que la moyenne d’âge des exploitants agricoles est particulièrement élevée, un exploitant sur deux ayant plus de 50 ans (données du recensement agricole 2010).

Dans les zones de relief, l'artificialisation touche principalement les fonds de vallée ou les terrains plats, laissant à l'agriculture les terrains les plus pentus. Si leur valorisation par l'herbe est possible, cette consommation "différentielle" compromet le futur des exploitations qui ne disposent plus de suffisamment de surfaces céréalières pour assurer l'autonomie alimentaire des troupeaux. L’urbanisation des surfaces planes engendre donc indirectement l'abandon de certaines activités agricoles de coteaux et de montagne.

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