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Des pressions fortes sur les eaux superficielles avec des atteintes à la qualité des milieux aquatiques et localement des conflits d'usage

Le secteur industriel effectue des prélèvements dans les eaux superficielles, dont les plus importants sont dus aux centrales nucléaires : Bugey, Saint-Alban, Cruas-Meysse et Tricastin. Utilisées pour le refroidissement, les eaux sont restituées au milieu naturel dans leur quasi-intégralité. Des problèmes peuvent cependant apparaître en cas d'étiageBaisse périodique du niveau d'un cours d'eau. Le débit d'étiage est le débit minimum d'un cours d'eau. ou lorsque la température de l'eau rejetée voire celle du milieu naturel est trop élevée.

 L'essentiel des prélèvements agricoles sont opérés dans les zones d'agriculture intensive : céréaliculture des plaines de l'Ain et de l'est lyonnais, arboriculture et maraîchage de la plaine de Valence, des coteaux du Lyonnais, du sud de la Drôme, des vallées de l'Ardèche... Il existe également des prélèvements significatifs en zone de montagne, pour l'irrigation, qui sont toutefois mal connus. Les prélèvements agricoles sont d'autant plus sensibles pour le milieu qu'ils interviennent au printemps et en été, lorsque la ressource est la plus rare.

Les prélèvements pour l'alimentation en eau potable dans les eaux superficielles sont très nettement inférieurs aux prélèvements dans les eaux souterraines. Néanmoins, ils sont nombreux dans les zones de montagne, notamment pour des raisons de moindre coût par rapport à l'exploitation de ressources souterraines. La succession d'années sèches et les exigences plus strictes à venir concernant les débits réservés pourraient conduire à une exploitation plus forte des ressources souterraines dans les secteurs de montagne.

Prélèvements dans les eaux superficielles de 2002 à 2009 par secteur en millions de m3 (source : base de données OPALE, DREALDirection(s) régionale(s) de l'environnement de l'aménagement et du logement. Rhône-Alpes)

prelevements eaux superficielles 

Prélèvements industriels n'incluant  pas les centrales nucléaires et les prélèvements destinés aux turbinages dans les usines hydroélectriques.

Apparente augmentation des volumes prélevés par l'agriculture au cours des années 2008 et 2009 liée non pas à une hausse réelle mais à un abaissement du seuil de déclaration.

Par ailleurs, de nombreux cours d'eau de la région ont un régime influencé par les aménagements hydroélectriques. Les prélèvements destinés aux turbinages dans les usines hydroélectriques et au stockage de retenue pour la régulation des crues ne sont pas comptabilisés dans les prélèvements en eau superficielle. Ils ont pourtant des impacts sur la dynamique des cours d'eau et les écosystèmes aquatiques, en perturbant le transport des sédiments et en créant des obstacles voire des coupures à la circulation des poissons. .Il peut s'avérer difficile d'assurer l'équilibre entre la préservation des milieux aquatiques (respect des débits réservés permettant le maintien d'une vie biologique dans le cours d'eau) et la satisfaction des usages humains de l'eau, notamment pour la production hydroélectrique. Malgré l'obligation de maintenir des débits réservés, c'est-à-dire permettant le maintien d'une vie biologique dans le cours d'eau, il est difficile d'assurer l'équilibre entre préservation des milieux aquatiques et satisfaction des usages humains de l'eau, notamment pour la production hydroélectrique. A noter que dans certains cas, les ouvrages hydroélectriques génèrent des transferts d'eau d'un bassin-versant à l'autre, par exemple entre le bassin de l'Arc et celui de l'Isère, entre le bassin de l'Arve et la Suisse (via le barrage d'Émosson) ou, en Ardèche, entre le barrage de Montpezat et le lac d'Issarlès.