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Des phénomènes difficiles à prévoir et dont il n'est pas toujours possible de se protéger

Sébastien Gominet ? IRMASi, dans certains cas, il est possible de se protéger des risquesLe risque est la probabilité que survienne un phénomène, d’origine naturelle ou technologique, pouvant constituer une menace pour les personnes, les biens, l’économie, l’environnement, etc. Le niveau de risque est estimé au regard des conséquences qu’aurait le phénomène s’il se produisait : plus les pertes potentielles sont élevées, plus le risque est important, et inversement. Il se mesure en croisant les données relatives à l’aléa, aux enjeux exposés et à leur vulnérabilité. de mouvements de terrain d'ampleur modéré (par exemple pour les éboulements, par cloutage de falaises, purges, digues, filets pare-blocs...), bien souvent les phénomènes sont hors d'échelle des moyens humains et il faut plutôt chercher à s'en éloigner. D'où l'importance de leur prise en compte dans les politiques d'aménagement et la réglementation des usages des sols via les PPRLe plan de prévention des risques naturels est un document réalisé par l'État qui réglemente l'utilisation des sols en fonction des risques naturels auxquels ils sont soumis. Cette réglementation va de l'interdiction de construire à la possibilité de construire sous certaines conditions. Le PPR constitue une servitude d'utilité publique. Il est annexé aux documents d'urbanisme existants (POS ou PLU) et il est opposable aux particuliers comme aux collectivités..

Même si leur connaissance a beaucoup progressé (localisation et cartographie des zones d'aléaPhénomène d’origine naturelle ou technologique susceptible d’occasionner des dégâts dans un espace donné., bases de données répertoriant les évènements...), certains de ces phénomènes restent difficiles à prévoir. Concernant ceux de grande ampleur comme l'éboulement de Séchilienne en Isère, des systèmes d'auscultation et de suivi du versant en continu doivent être mis en place pour prévoir suffisamment à l'avance un éboulement et permettre l'évacuation des personnes menacées.

La prévention des risques naturels en montagne est ancienne. Dès la fin du 19ème siècle, l'intervention de l'État pour la « restauration des terrains en montagne » visait le reboisement de périmètres acquis par l'État en montagne et la régulation du régime des eaux pour prévenir les risques en aval. Aujourd'hui intégrés à l'ONFOffice national des forêts. en Isère, Savoie et Haute-Savoie, les services de restauration des terrains en montagne (RTM) jouent pour le compte de l'État et des collectivités locales un rôle d'expertise, de conseil et de maîtrise d'oeuvre en matière de travaux spécialisés pour la prévention des risques naturels (crues torrentielles, avalanches, glissements de terrain et chutes de blocs).

A noter que la prise en compte du risque lié à la présence d'argiles dans le sol n'entraîne pas d'inconstructibilité mais passe par la mise en oeuvre de règles constructives.