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Des installations de traitement variées et de capacités suffisantes à moyen terme, sauf en matière de stockage

Le parc d'installations de la région Rhône-Alpes, constitué d'une quarantaine de sites, est assez riche et varié. Il se compose essentiellement d'unités de traitement thermique des déchets (4 unités spécialisées et 4 cimenteries) et physico-chimique. Il compte également des installations spécialisées dans le traitement de déchets particuliers, peu présentes au niveau national, comme par exemple les transformateurs ainsi que les huiles et fluides contenant du PCBPolychlorobiphényles. Dérivés chimiques chlorés plus connus sous le nom de pyralène. Leur toxicité étant avérée, ils sont interdits. Ils ont été utilisés pour leurs qualités d'isolants électriques et de lubrification. Du fait de leur persistance, ils s'accumulent dans les sols et sédiments. Ils font l'objet d'un plan d'action national. et les batteries.

Il convient toutefois de rappeler l'absence d'installation de stockage de déchets dangereux ultimes, ce qui motive près de trois quarts des exportations de déchets vers d'autres régions, soit environ 180 000 tonnes. D'après le PREDDDocument de planification élaboré par la Région. Sur la base d'un état des lieux de la gestion des déchets dangereux (quantités collectées et traitées, sites de traitement...) il fixe des objectifs et propose des mesures à prendre afin de prévenir la production de déchets dangereux, d'améliorer leur gestion et de diminuer les risques liés à ces déchets. Il a pour objet de coordonner les actions qui seront entreprises tant par les pouvoirs publics que par des organismes privés. Il doit être évalué, et au besoin révisé, tous les 6 ans. Il date de 2010 en Rhône-Alpes., les solutions à envisager sont soit l'ouverture d'un centre en région, soit la mise en place de filières innovantes de remplacement (par exemple pour la valorisation des résidus d'épuration des fumées des usines d'incinération...).

On note également que certaines filières, comme la régénération d'huiles usagées ou le traitement biologique des terres polluées, ne sont pas ou peu présentes en région (une seule unité de traitement biologique de terres polluées, dans l'Ain) et représentent 6% des exportations.

La région compte également 7 installations traitant les déchets d'activités de soins dangereux (4 usines d'incinération et 3 centres de désinfection). D'après le PREDD, les capacités sont statistiquement suffisantes pour permettre le traitement de tous les déchets produits en région. Toutefois certaines usines d'incinération ont des difficultés à accueillir les tonnages prévus. Compte tenu de la taille du territoire régional et de la localisation des équipements, les déchets peuvent parcourir des distances importantes pour rejoindre leur centre de traitement.