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Des impacts sur les milieux et les ressources, mais un développement relativement fort de l'agriculture biologique

Bernard Suard - MEDDTL La relation entre l’agriculture et l’environnement est double : l’activité agricole dépend quasi-entièrement de l’environnement (climat, biodiversitéDiversité biologique ou nombre et variété des espèces végétales et animales. On distingue la richesse spécifique (les différentes espèces), la diversité génétique - variété génétique au sein d'une même espèce - et la diversité écosystémique c'est-à-dire la variété des écosystèmes qu'on trouve sur Terre (forêts, prairies, lacs,...)., eau, sol...) mais la qualité environnementale dépend également du maintien des activités agricoles - préservation de la biodiversité, des ressources naturelles et du foncier face à l’avancée de la forêt et de l’urbanisation, des paysages ouverts en zone de pâturage, etc.).

Ces fonctions ont toutefois été en partie contrebalancées par les profondes transformations qu’a connues l’agriculture depuis 60 ans (mécanisation et industrialisation des modes d’exploitation, usage massif des engrais chimiques et produits phytosanitairesProduits qui soignent les organismes végétaux. Il s'agit de substances actives ou d'une association de plusieurs substances chimiques ou micro-organismes. L'expression  produit phytosanitaire  est couramment employée dans un sens proche de pesticides., amélioration de la productivité et explosion de la production, internationalisation des marchés et de la concurrence...). L’activité agricole contribue aujourd’hui significativement à la consommation des ressources en eau, à la dégradation de la qualité de l’eau et des sols, et à l’appauvrissement de la biodiversité.

Des évolutions sont donc nécessaires et prises en compte par les réglementations européenne et nationale. A l’échelle régionale, cela passe notamment par des interventions publiques mises en place pour financer des pratiques plus respectueuses de l’environnement :

La région Rhône-Alpes est également la première région pour le nombre d’exploitations agricoles certifiées en agriculture biologique (2302 fin 2010, d’après Corabio) et la troisième pour les surfaces concernées.

Réaffirmé par les lois Grenelle, le plan national « agriculture biologiqueMode de production agricole répondant à un cahier des charges précis et dont le point central est l'exclusion de produits chimiques de synthèse, à l'exception de ceux mentionnés dans une liste positive. : horizon 2012 » vise à porter les surfaces cultivées en bio à 6% de la surface agricole française d’ici 2012. En 2010, ce pourcentage s’élève à plus de 5% en région (contre 3,1% en France métropolitaine, d’après la DRAAF), mais à 13% dans la Drôme et près de 8% dans l’Ardèche, départements les plus en pointe dans ce domaine, la Drôme étant le premier département bio de France.

La région se signale également par le nombre d’entreprises de transformation et de distribution certifiées bio. La filière professionnelle est animée par le cluster Organics ainsi que par l'association Bioconvergence, tous deux financés par l'État et la Région.

repartition des surfaces certifi Ees bio et en conversion par filiere et par departement en  2010