Accueil>...>Des situations variées en région concernant la valorisation et l'élimination des déchets non dangereux>Des équipements d'élimination et de stockage inégalement répartis sur le territoire régional

Des équipements d'élimination et de stockage inégalement répartis sur le territoire régional

En 2009, 16 installations d'incinération des ordures ménagères, dont 12 avec valorisation énergétique et une vingtaine d'installations de stockage de déchets non dangereux éliminent les déchets ménagers et assimilésDéchets produits par les ménages et les activités économiques collectés par le service public d'élimination des déchets. . Ils comprennent les ordures ménagères et les déchets des collectivités et des entreprises. et une partie des déchets des entreprisesDéchets banals assimilables aux ordures ménagères et non collectés par le service public. en Rhône-Alpes. Si la région apparaît globalement autosuffisante en matière d'équipements de gestion des déchets non dangereux, ils sont mal répartis sur le territoire.

Principaux équipements de gestion des déchets non dangereux en 2011

Principaux équipements de gestion des déchets non dangereux

(Source : SINDRA)

Les unités d'incinération se situent quasiment toutes dans les départements du Rhône, de l'Isère, de la Savoie et la Haute-Savoie, où le traitement des déchets est majoritairement basé sur l'incinération avec des unités performantes (valorisation énergétique pour la plupart et traitement des fumées conforme à la réglementation). Certaines installations sont toutefois saturées. Des besoins d'extension ou de création de nouveaux équipements en Savoie et dans le Rhône sont soulignés dans les plans départementaux.

Les unités d'incinération de la région produisent ainsi annuellement 270 000 tonnes de mâchefers. Si la valorisation exclusivement en sous couches d'infrastructures routières reste possible, l'évolution de la réglementation va augmenter la proportion de mâchefers non valorisables (on évoque 20 %), ce qui conduit à rechercher des sites de stockage à cet effet.

Il n'y a aucun centre de stockage de déchets en Savoie et Haute-Savoie, un seul dans le Rhône et en Ardèche. Le plan départemental Drôme Ardèche mentionne la saturation de plusieurs sites d'enfouissement, et le projet de création de deux centres de stockage. Les plans départementaux de la Haute-Savoie, l'Isère, la Savoie et la Drôme-Ardèche mentionnent également la nécessité de prévoir de nouvelles capacités de stockage de déchets non dangereux.

Cette situation induit une certaine fragilité dans le dispositif et d'importants transferts de déchets. Ainsi, les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie transfèrent leurs déchets ultimesDéchets qui ne sont plus susceptibles dŽêtre traités dans les conditions techniques et économiques du moment par valorisation ou recyclage. dans la Drôme et le département du Rhône en Isère et dans la Loire. Ces transferts s'effectuent majoritairement par la route. Les plans départementaux s'accordent cependant sur la nécessité de trouver des modes de transport alternatif.

Transferts des déchets entre les départements de Rhône-Alpes en 2009

Transferts des déchets

(Source : SINDRA)

Cette carte concerne les flux de déchets non dangereux des ménages et des entreprises, les déchets dangereux traités sur les installations gérant des déchets des ménages et les boues de stations d'épuration. Les tonnages pris en compte sont ceux traités sur les plateformes de compostage, usines d'incinérations, plateformes de maturation de mâchefers et installations de stockage. Pour les EPCIÉtablissement public de coopération intercommunale interdépartementaux, les tonnages collectés dans un département et traités dans un autre, ne sont pas pris en compte.

La région Rhône-Alpes compte également 444 déchèteries et 14 déchèteries professionnelles au service des petites entreprises et des artisans. Près de la totalité de la population régionale est desservie par une déchèterie, la situation restant à améliorer dans certaines zones de montagne pour les artisans et commerçants essentiellement. Le réseau étant jugé globalement suffisant, l'enjeu est aujourd'hui d'en optimiser le fonctionnement pour augmenter le recyclageRetraitement de matériaux ou de substances contenus dans des déchets dans le but de contribuer en totalité ou partie à la fabrication de nouveaux produits, matériaux ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d'autres fins. Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n'inclut pas, notamment, la valorisation énergétique, la conversion pour l'utilisation comme combustible, les procédés comportant une combustion ou une utilisation comme source d'énergie, y compris l'énergie chimique, ou les opérations de remblayage. (par exemple par le développement des déchèteries itinérantes dans les secteurs les moins densément peuplés).