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Des enjeux humains et économiques forts en raison de l'importante occupation humaine dans les zones d'aléas

Les plaines fluviales de la région sont largement occupées par l'urbanisation, les activités économiques et les grandes infrastructures de transport. En particulier dans la vallée du Rhône, le dynamisme économique a conduit ces dernières décennies à des extensions insuffisamment maîtrisées dans des zones sur lesquelles pèse un risque d'inondation. Dans les zones montagneuses, du fait de la topographie, l'occupation humaine s'est principalement développée dans les fonds de vallées parfois étroits.

La présence humaine dans les zones inondables joue un double rôle : elle est facteur de vulnérabilité en exposant des personnes et des biens aux inondations, et elle aggrave l'aléa en modifiant les conditions d'écoulement de l'eau. La préservation de zones d'expansion de crues le long des cours d'eau est en effet essentielle pour prévenir les inondations plus en aval.

Pour la région Rhône-Alpes, l'évaluation préliminaire des risquesLe risque est la probabilité que survienne un phénomène, d’origine naturelle ou technologique, pouvant constituer une menace pour les personnes, les biens, l’économie, l’environnement, etc. Le niveau de risque est estimé au regard des conséquences qu’aurait le phénomène s’il se produisait : plus les pertes potentielles sont élevées, plus le risque est important, et inversement. Il se mesure en croisant les données relatives à l’aléa, aux enjeux exposés et à leur vulnérabilité. d'inondation (EPRI), réalisée dans le cadre de la mise en oeuvre de la directive inondationLa directive européenne relative à l'évaluation et à la gestion des risques d'inondation d'octobre 2007 (transposée en droit français par la loi de juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement et un décret de mars 2011) prévoit la réalisation successive de : - une évaluation préliminaire des risques d'inondation dans chaque district hydrographique, - une sélection des territoires à risque d'inondation important ainsi qu'une cartographie des surfaces inondables et des risques d'inondation pour ces territoires, - un plan de gestion des risques d'inondation pour chaque district hydrographique, devant se décliner au niveau des territoires à risque d'inondation important dans des stratégies locales proportionnées aux enjeux en présence et des plans d'action locaux de gestion des risques d'inondation. Le tout étant actualisé tous les 6 ans. et validée fin 2011, permet d'estimer à près de 2,27 millions le nombre de personnes qui habitent dans une zone potentiellement inondable.

A noter que la méthode employée pour construire les enveloppes approchées des inondations potentielles (EAIP), c'est-à-dire l'emprise des évènements les plus extrêmes, conduit à fusionner des sources d'information, d'échelle et de précision variables. Elle génère donc des incertitudes qui peuvent être ponctuellement importantes (surestimation des emprises ou, au contraire, sous estimation), mais l'ordre de grandeur reste tout à fait recevable. Il y a donc près d'une personne sur trois en Rhône-Alpes qui habite dans une zone potentiellement inondable.

Densité de population dans l' EAIPce

EAIP (Enveloppes Approchées des Inondations Potentielles) = emprise maximum des évènements les plus extrêmes