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Des émissions de gaz à effet de serre d'origine non énergétique surtout dues à l'agriculture

Plus de 20% des émissions de gaz à effet de serre régionales ne sont pas liées à la consommation d'énergie. L'agriculture est responsable de la plus grande partie de ces émissions. En 2007, les émissions de protoxyde d'azote, dues à 90% à l'épandage des engrais azotés en 2007 et à 80% à l'élevage (ruminants) et aux cultures. Le protoxyde d'azote est également émis par certains procédés industriels chimiques, et le méthane par les décharges.
Ces gaz sont émis dans des quantités beaucoup plus modestes que le dioxyde de carbone (CO2) et contribuent cependant, à quantité égale, davantage au réchauffement climatique.

Part des émissions non énergétiques et répartition par secteurs pour chaque gaz à effet de serre en 2007 (hors gaz fluorés)

Part des émissions non énergétiques et répartition par secteurs pour chaque gaz à effet de serre

Source : Données OREGESObservatoire de l'énergie et des gaz à effet de serre 2010

Le poids de l'agriculture dans les émissions de gaz à effet de serre (16% en 2007, consommations énergétiques et non énergétiques confondues) est donc beaucoup plus important que son poids dans les consommations d'énergie (1% en 2007, OREGES).

Emissions non énergétiques de gaz à effet de serre par secteurs entre 2000 et 2007 (hors gaz fluorésGaz alimentant les systèmes réfrigérants et de climatisation. Ils sont à l'origine d'environ 2 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre., MteqCO2)

Emissions non énergétiques de gaz à effet de serre par secteurs

Source : Données OREGES 2010

Les émissions de gaz à effet de serre non énergétiques connaissent une tendance à la baisse depuis 2000 due essentiellement au secteur agricole. Elle s'explique dans ce secteur par la baisse des surfaces cultivées et du cheptel, et à la diminution des apports d'engrais azotés.

Les sols agricoles et les forêts jouent un rôle de puits de carboneCapacité des océans et des forêts et à capter une partie du carbone rejetée dans l'atmosphère.. La quantité de carbone naturellement piégée par les végétaux sur une même parcelle dépend du type de culture ou de forêt, de leur croissance, et donc également des changements d'utilisation des sols agricoles ou forestiers (récolte, défrichement, jachère, changement de culture,...).
La quantité de carbone ainsi captée (« puits carbone ») lié à l'utilisation des terres, à leur changement d'affectation et à la forêt permet à l'échelle nationale de compenser près de 14% des émissions brutes nationales de gaz à effet de serre (soit 107 MteqCO2 en 2009, d'après le Ministère en charge de l'écologie). La valeur régionale de ce puits de carbone est très difficilement quantifiable. Cependant, étant la deuxième région française par la superficie de forêts, Rhône-Alpes contribue pleinement à cette fonction de puits de carbone.