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Des consommations d'énergie des secteurs tertiaire et résidentiel portées par le dynamisme économique et démographique régional

Bernard Suard - MEDDTL
Les usages domestiques et des activités tertiaires sont le principal poste de consommation d'énergie finale (38% en 2007). La consommation de ces secteurs, liée en grande partie au chauffage, fait partie des plus élevées au niveau national ramené au nombre d'habitants, comme dans toutes les régions concernées par des climats hivernaux rigoureux.

Ces secteurs sont également ceux dont la consommation a augmenté le plus rapidement entre 1990 et 2007, mais cela s'explique en partie par la forte augmentation de la population et de l'activité tertiaire régionales durant cette période. Un pic de consommation a été enregistré en 2005, en particulier dans le résidentiel, en lien avec un hiver très froid en Rhône-Alpes.

Les leviers de la réduction de ces consommations sont, outre les changements de comportements nécessaires des usagers des bâtiments ? ménages, entreprises et administration publique, la construction de logements et bâtiments tertiaires performants sur le plan énergétique et surtout la rénovation des bâtiments existants les plus énergivores. Comme ailleurs en France, près de 60% des résidences principales ont été construites avant les premières réglementations thermiques (1975).

Les lois Grenelle fixent notamment un objectif de diminution de 38% des consommations du parc de bâtiments d'ici 2020, le respect d'un niveau minimal de performance thermique équivalent au label « bâtiment à basse consommation » (BBC 2005) pour tous les nouveaux bâtiments privés à partir de janvier 2013, et dès 2010 pour les bâtiments tertiaires et les bâtiments publics. En 2020, tous les nouveaux bâtiments devront être des « bâtiments à énergie positive » qui demandent peu d'énergie et dont la production énergétique est assurée par des systèmes autonomes comme par exemple l'éolien ou le photovoltaïque.

L'amélioration de l'efficacité énergétique des logements est également une problématique sociale, puisque des ménages de plus en plus nombreux sont concernés par une situation de vulnérabilitéDans le domaine des risques, la vulnérabilité exprime le niveau d'effet prévisible d'un phénomène naturel ou technologique (aléa) sur des enjeux. ou de précarité énergétique - près de 4 millions de personnes en France d'après l'enquête nationale Logement menée par l'INSEEInstitut national de la statistique et des études économiques. en 2006.