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Des coeurs historiques aux périphéries, les cadres urbains évoluent

85% de la population rhônalpine habite dans l'espace urbainL'espace urbain comprend les pôles urbains et le périurbain.. Ces paysages constituent donc le cadre de vie quotidien de la grande majorité de la population régionale.

Tout paysage présentant une part prépondérante de constructions, d'infrastructures ou de sols artificialisés et formant un ensemble supérieur à 2km² est considéré comme un paysage urbain au sens de l'observatoire des paysages. Les formes urbaines sont très variées : centres historiques vernaculaires ou  réguliers, faubourgs transformés et rattachés à la ville-centre, quartiers pavillonnaires, grands ensemblesQuartiers d'habitat collectif introduit, à l'origine, comme un élément de modernité dans la banlieue, autonomes et caractérisés par leur forme (tours ou barres) et leur importance (au moins 500 logements)., zones industrielles et commerciales, entrées de ville.

La notion de paysage urbain est parfois difficilement appréhendable. La situation géographique peut donner à certaines villes une configuration particulière où paysage et urbanité sont indissociables : villes de fronts de lacs comme Annecy ou Evian-les-Bains, de collines (Saint-Etienne), de fleuves (Lyon), etc.  Mais au-delà de la configuration géographique, la façon de faire la ville - grands ensembles hier, écoquartiers aujourd'hui -  correspond toujours à un parti pris, à une certaine vision du modèle de société souhaité. Les enjeux sont donc à la fois sociaux et environnementaux.

La prise de conscience actuelle de la nécessaire maîtrise de l'étalement urbainL'étalement urbain représente le phénomène d'expansion géographique des aires urbaines par l'implantation en périphérie, au détriment de larges zones principalement agricoles, de types d'habitat peu denses (banlieues pavillonnaires, maisons individuelles). Cette dilatation de l'espace urbain se traduit par une diminution de la densité des zones urbanisées du fait d'une extension géographique plus rapide que la croissance démographique. En d'autres termes, l'étalement urbain décrit le fait que les villes croissent en surface et que le territoire s'artificialise à un rythme beaucoup plus important que ne l'imposerait le seul facteur démographique (source Agence européenne de l'environnement). passant par une densification des territoires urbanisés et le renouvellement urbain  posent la question de " bâtir la ville sur la ville " et de la régénération des paysages urbains, loin des créations ex nihilo qui ont marqué les années 60 et 80 (zones pavillonnaires). L'évolution urbaine concerne alors les réhabilitations de friches industrielles ou urbaines, et la densification avec l'occupation des dents creuses, etc.
Les espaces périurbains , les grands ensembles et entrées de villes qui composent aujourd'hui des paysages par défaut doivent également faire l'objet d'opérations de requalification architecturale, urbaine et paysagère.

Les trames directrices, urbaines, paysagères, écologiques, peuvent créer une continuité et un lien entre la ville centre et l'espace périurbainLe périurbain inclut les couronnes périurbaines et les communes multipolarisées, dont au moins 40% de la population résidente ayant un emploi travaille dans plusieurs aires urbaines.. La nature en ville, sous ses diverses formes - parcs, cours privatives, cours d'eau, jardins partagés, friches, plantations, alignements, etc. - est en effet source de nombreuses aménités pour la population, elle améliore le cadre de vie, est créatrice de lien social, et participe à une démarche générale d'adaptation de la ville au changement climatique. Enfin, la notion de paysage étant souvent associée à celle de nature, la revalorisation de cette dernière dans le contexte urbain permet de donner tout son sens à l'idée de " paysages urbains ".